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 synthèse de Yoann et Oystein

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N. Vauthier (Admin)
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Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: synthèse de Yoann et Oystein   Jeu 9 Fév - 6:31

La technique perte ou construction du monde :

Analyse de la conception d’Hannah Arendt


Hannah Arendt, professeur à l’Université de Chicago, puis à New York, est connue pour son analyse du totalitarisme. Mais elle a aussi écrit en 1958 condition de l’homme moderne. Arendt apporte une lumière puissante sur la place de l’homme dans le monde de la technique et sur notre condition d’êtres humains (qui sommes-nous ?) A travers ce livre elle répond à quelques questions soulevées par l’arrivée de la technique, quelle est la place de l’homme dans le monde de la technique ? Est ce toujours la même technique, et quelle technique ? Quel est l’utilité de cette technique ?


I-L’homme et la technique :


Autrefois la définition de la technique était différente de celle d’aujourd’hui. Cette définition était de fabriquer des objets qui sont faits pour durer et qui se changent une fois qu’ils sont usés et inutilisables. Aujourd’hui la technique a changé, c’est une production d’objets qui ne s’arrête jamais car les objets qui jadis étaient créés pour durer, sont aujourd’hui remplacés fréquemment. On remplace de plus en plus vite les objets même s’ils ne sont pas usés, nous sommes dans une ère de consommation, nous gaspillons tout. Quant au travail, sa définition n’a pas changé ces dernières années. Depuis quelques années, la technique a laissé place à la technologie, c’est à dire le fait de créer des phénomènes sur terre qui ne se seraient pas produit naturellement dans notre atmosphère. Le travail consiste à faire et à refaire quelque chose, tel que faire à manger pour une famille : ces biens sont consommés, et chaque jour il faut recommencer à travailler. C’est un recommencement incessant (Arendt) vital au corps humain.

L’homme surnommé l’homo faber par Hannah Arendt produit des objets continuellement, mais l’envie innée de continuer à produire est une fin en soi, c’est à ce moment là que la fin justifie les moyens, les hommes produisent des objets pour produire. Chaque objet a un but précis et chaque but est un objet qui a à son tour un but, et ainsi de suite. Chaque chose s’enchaîne à l’infini : toute fin est à son tour un moyen pour autre chose (Arendt). Mais ces différents buts de chaque objet font perdre toute leur valeur aux objets en question. L’utilité dépasse la valeur, chaque objet n’est considéré que pour ce qu’il peut faire et non pour ce qu’il peut être. D’après Hannah Arendt, seules les œuvres d’art échappent à cette règle : En raison de leur éminente permanence, les œuvres d’art sont de tous les objets tangibles les plus intensément du monde.

Mais aujourd’hui, la technique a pris une tellement grande importance dans la vie des hommes qu’ils ne peuvent plus se passer d’elle, ils sont devenus totalement dépendants de la technique qu’ils peuvent retrouver des souvenirs grâce à une chaise ou une table qui a joué un rôle dans leur vie ! Au contraire les objets sont devenus indépendants des hommes grâce à l’objectivité que portent les hommes à ce qu’ils ont fabriqué.


II- Utilité et sens de la technique :


Autrefois la technique était faite pour faciliter le travail de l’homme, par exemple en construisant des outils. Les outils, d’après Descartes, ont étés inventés pour prolonger le mouvement de l’homme, pour faciliter le but de l’homme, et aussi pour lui donner plus de force. N’oublions pas qu’au tout début de l’espèce humaine, les primates étaient inférieurs de par leur force vis-à-vis des autres animaux ; ils durent donc inventer des « outils » pour leur permettre de survivre dans la nature en leur facilitant les tâches. Puis plus tard, vers le 18ème et début 19ème siècle, on veut conquérir le monde ; pour cela on exploite les ressources naturelles, pour ensuite inventer de nouvelles techniques. Ces techniques sont recherchées pour le progrès. Ensuite, à la fin du 19ème et au 20ème siècle, suite à la révolution industrielle, on veut du rendement, donc la technique a pour but l’efficacité, le rendement et la productivité. La technique n’a donc pas de sens à proprement parlé, son utilité change au fur et à mesure de l’évolution des hommes dans le temps.

Aujourd’hui, il y a de la technique partout. Au début on savait à quoi elle servait ; mais maintenant, si on y réfléchit bien, la technique n’est employée que dans le but de trouver de nouvelles techniques. On tourne en rond ! La technique est utile, mais à quoi sert l’utilité ? (Lessing)…



L’homme est au départ de la technique, c’est lui qui l’a créé, mais aujourd’hui il est dépassé par l’importance de cette technique dans sa vie, c’est elle qui le domine. La technique produit et les produits ont pour buts de rechercher de nouvelles techniques, le but est la raison, mais personne ne sait ou elle nous conduit.




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