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 Etre sage,est-ce ne plus désirer?

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rémi



Nombre de messages : 1
Date d'inscription : 12/09/2007

MessageSujet: Etre sage,est-ce ne plus désirer?   Mer 12 Déc - 1:05

Tout d'abord pour pouvoir essayer de répondre à cette question il nous faut savoir ce qu'est la Sagesse et le Désir.
La sagesse est comprise, à chaque fois, comme une incitation à s'abstraire des facteurs d'inertie donc elle peut être considéré comme une promesse de libération et d'autosuffisance.Pour la tradition philosophique qui va de L'Antiquité grecque aux cartésiens, la sagesse est synomyme de savoir, de connaissance parfaite,c'est-à-dire de philosophie et de sciences. Le désir peut-il alors être compris dans cette définition?

Le désir a été traité selon deux orientations par la philosophie:
L'absence que rencontre d'abord la conscience autorise l'interprétation qui fait du désir un manque et une imcomplétude (Platon "le mythe de l'androgyne")Le désir est donc considéré comme toujours insatisfait ,l'Homme se condamnerait donc à ne pas être heureux.Par exemple selon A.Schopenhauer" Le désir qui est l'expression consciente du vouloir-vivre, est vécu comme manque et engendre la souffrance qui seule est positive. Nous ressentons le désir, mais le désir est-il rempli, aussitôt il en advient de lui comm de ces morceaux par nous et qui cessent d'exister pour notre sensibilité, dès le moment où nous les absorbons [texte p 620, manuel L ES]. On se peut se demander alors si la sagesse est une solution pour dépasser ce manque?
Hegel montre de son côté, dans "La dialectique du maître et de l'esclave", que l'Homme, parce qu'il est capable de nier sa nature animale, désire la "reconnaissance", par l'autre de sa liberté et de sa nature d'être humain sans avoir à le reconnaitre lui-même.Il existerait donc plusieurs sortes de désirs:
- des désirs apportant un profit individuel (égoïstes,matériels...)
- des désirs plus profonds permettant source de connaissance qui peut avoir des apports pour soi et pour les autres (exemple: les recherches scientifiques)
De plus il existe aussi des désirs dépassant la raison qui prennent le dessus de la sagesse (l'exemple d'Icare et son désir de voler ce qui le conduisit à sa perte).
Alors, la sagesse n'irait pas à l'encontre du désir mais permettrait grâce à la connaissance de ces désirs de les éduquer; Spinoza parle alors de "désirs raisonnables"

Rémi et Cécile
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Cécile B



Nombre de messages : 1
Date d'inscription : 17/12/2007

MessageSujet: Re: Etre sage,est-ce ne plus désirer?   Ven 21 Déc - 4:05

N'ayant pas le mot de passe de rémi je suis obligé de répondre pour pouvoir finir notre travail. Cécile

Tout d'abord pour pouvoir essayer de répondre à cette question il nous faut savoir ce qu'est la Sagesse et le Désir.
La sagesse est comprise, à chaque fois, comme une incitation à s'abstraire des facteurs d'inertie donc elle peut être considéré comme une promesse de libération et d'autosuffisance.Pour la tradition philosophique qui va de L'Antiquité grecque aux cartésiens, la sagesse est synomyme de savoir, de connaissance parfaite,c'est-à-dire de philosophie et de sciences. Le désir peut-il alors être compris dans cette définition?

Le désir a été traité selon deux orientations par la philosophie:
L'absence que rencontre d'abord la conscience autorise l'interprétation qui fait du désir un manque et une imcomplétude (Platon "le mythe de l'androgyne")Le désir est donc considéré comme toujours insatisfait ,l'Homme se condamnerait donc à ne pas être heureux.Par exemple selon A.Schopenhauer" Le désir qui est l'expression consciente du vouloir-vivre, est vécu comme manque et engendre la souffrance qui seule est positive. Nous ressentons le désir, mais le désir est-il rempli, aussitôt il en advient de lui comm de ces morceaux par nous et qui cessent d'exister pour notre sensibilité, dès le moment où nous les absorbons [texte p 620, manuel L ES]. On se peut se demander alors si la sagesse est une solution pour dépasser ce manque?
Des philosophes de l'antiquité ont essyé de trouvé des philosophies permettant la solution de ce problème.

Citons tout d'abord les Epicuriens. Selon Epicure, la sagesse recommande , de se ménager une vie heureuse. Pour cela il ne faut pas renoncer au Désir tant qu'il se trouve borné à la satisfaction des besoins élémentaires ou que celui-ci puisse être utile aussi aux autres ( recherche du savoir...) par contre l'épicurien sait que les plaisirs non-nécessaires (les désirs de richesses, de gloire..) engendrent la douleur et par conséquent il doit s'en détourner.En résumé l'Homme ne doit pas renoncer au désir car il fait partie de son essence et qu'il est un moteur pour l'Homme (créativité;recherche..) mais il doit savoir les reconnaitre et ne satisfaire que ceux qui lui sont nécessaires et de manière modérée.Le sage épicurien est donc un modèlede mesure qui réussit à réunir plaisir et vertu loin de les opposer.

Hegel montre de son côté, dans "La dialectique du maître et de l'esclave", que l'Homme, parce qu'il est capable de nier sa nature animale, désire la "reconnaissance", par l'autre de sa liberté et de sa nature d'être humain sans avoir à le reconnaitre lui-même.Il existerait donc plusieurs sortes de désirs:
- des désirs apportant un profit individuel (égoïstes,matériels...)
- des désirs plus profonds permettant source de connaissance qui peut avoir des apports pour soi et pour les autres (exemple: les recherches scientifiques)
De plus il existe aussi des désirs dépassant la raison qui prennent le dessus de la sagesse (l'exemple d'Icare et son désir de voler ce qui le conduisit à sa perte).
Alors, la sagesse n'irait pas à l'encontre du désir mais permettrait grâce à la connaissance de ces désirs de les éduquer; Spinoza parle alors de "désirs raisonnables" car de toute facon pour lui le Désir est l'un des principes d'existences pour l'Homme, il lui permet d'avancer.

D'autres philosophes que l'on nomme Stoïciens, eux, pensent qu'il faut renoncer au désir car d'après eux il y a un ordre naturel au monde contre lequel l'Homme ne peut pas agir.Or le désir ne dépent pas que très rarement que de nous, il fait appel à l'extérieur, il devient alors une source d'esclavage, de contraintes et de dépendance entrainant alors la souffrance et le malheur. Il faut alors pour être quelqu'un de sage renoncer à nos désirs et se limiter à agir sur ce qui dépend de nous.Cette philosophie demande de relativer le monde qui nous entoure. Elle se rapproche à la sagesse définie par la religion bouddhiste qui veut que par la renoncement du désir, l'Homme atteigne un niveau de sagesse maximal.



Rémi et Cécile
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