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 Synthese de Pauline (Alexandre Jolien)

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pauline 1



Nombre de messages : 3
Date d'inscription : 09/09/2007

MessageSujet: Synthese de Pauline (Alexandre Jolien)   Dim 16 Déc - 3:37

Alexandre est un jeune homme infirme moteur cérébral, ses séquelles sont dûes à un accident de naissance.Bernard Campan est un célèbre acteur (les Inconnus).
Tout au long de ce dialogue, ces deux hommes nous aprennent qu'il faut savoir vivre au-delà des préjugés.C'est un fait : " Rares sont ceux qui ne s'arrêtent pas aux apparences", comme peut le dire Alexandre. A plusieurs reprises , Alexandre décrit son handicap comme une "bénédiction". En effet, Bernard dit que : "d'un mal peut sortir un bien".
Alexandre fait réference à un célèbre philosophe : Spinoza, il est d'accord sur le fait que certains "aiment mieux prendre en haine ou en dérision les passions et les actions des hommes que de les comprendre", c'est pourquoi au début de ce dialogue, il dit que pour dépasser le handicap il faut avant tout "le voir, le reconnaitre".
Chaque être à des jugements, or ces derniers ressortent souvent de préjugés.
Pour Bernard, c'est le théatre qui lui a permis de "progresser sur le chemin du bonheur", il a su y conquérir une "indépendance". Alexandre pense que la notion de liberté correspond mieux que "indépendance". En effet, selon Alexandre, la liberté est similaire à l'eumétrie, c'est à dire le juste équilibre avec les autres, c'est une forme de sagesse; pour cela, il faut accorder sa confiance aux autres (cf le kairos aristotelicien), Bernard approuve cette notion en disant que "la confiance consiste à accepter de ne pas savoir ce qui est bon ou mauvais pour nous"...Même si l'on fait confiance à quelqu'un, selon Alexandre, le fait de se mettre à la place de l'autre et à le comprendre reste ambigü. Pour Bernard, il est facile de traiter ce sujet, la plupart des gens pensent que pour réussir son rôle, il faut se mettre à la place de l'autre, or, selon Bernard, le théatre consiste non pas à se mettre à la place de qulqu'un mais d'aller chercher ce qu'il peut y avoir de commun entre le personnage et lui, afin de se demander quels vices nous sont nous-même affectés.
Le jugement ne rentre pas dans l'eumétrie selon Alexandre, puisqu'il rapproche l'autre en l'emprisonnant dans nos propres valeurs, ou catégories : "Nous parlons des autres pour (et à leur place) pour parler de nous-même". Il donne l'exemple suivant : lorsque l'on s'approprie la philosophie deja ecrite, on reste fidèle à ses propres pensées mais on peut s'aider de ces pensées afin de nourrir sa philosophie.
Bernard, tout au long de son métier d'acteur a apprit à se conaitre en allant chercher en lui-même les identités des autres dans ses rôles : "avec le bonheur à la clé".Alexandre préfère la notion de "joie" plutôt que "bonheur". Malgré son handicap, Alexandre s'est battu et a apprit à être heureux, ou plutôt "joyeux", d'ou le titre "hommes de joie".
Le bonheur est une notion assez vaste, mais qui exclut tous les malheurs, toutes les difficultés, alors que la joie, elle, inclut ces "souffrances". On ne peut être heureux toute sa vie, les souffrances sont essentielles dans la vie d'un homme. Or, on peut être "joyeux", c'est à dire profiter des plaisirs en acceptant les souffrances. Comme le dit Alexandre, "la joie consiste à ne pas nier la tristesse, mais à l'assumer". Bernard dit : "sans joie pas d'acceptation", et Alexandre dit que l'acceptation fait naitre la "chance", "l'acceptation qui ne dépend pas de moi" (injonction Stoïcienne)
Alexandre, en se libérant du passé a su créer quelque chose à partir de lui, (cf St Augustin : "la mémoire est l'estomac de l'esprit"). Bernard est sur la même longueur d'onde puisqu'il dit que "tout créateur est l'interprète de quelque chose qui le précède deja"
Ce dialogue est enrichissant puisqu'il nous permet de remettre en cause certaines notions, notemment, ici , le bonheur qui est une notion trop penché vers le positif, le perfectionnisme... On se dit "heureux" mais on est " joyeux" puisque la vie n'est pas parfaite, il faut accepter les contraintes...
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