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 tenir tête à la mort Patrick Declerck (philosophie magazine)

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camille



Nombre de messages : 2
Date d'inscription : 12/09/2007

MessageSujet: tenir tête à la mort Patrick Declerck (philosophie magazine)   Dim 16 Déc - 16:51

Patrick Declerck sucite une discussion sur la mort pour philosophie magazine.
Il va présenter son cas, dans un premier temps. Il est atteint d'une tumeur au cerveau. Suite a la connaissance de sa maladie il fera un travail de description et d'analyse ses réactions et de celle des autres malades aussi.
Tout d'abord, il nous explique le phénomène d' "hyperréalité" face à la maladie. L'idée de l'échéance qui se rapproche, l'annonce d'une mort iminente qui finalement devient au centre des préoccupations à partir du moment où on compte à haute voix; alors que ce calcul commence dès la naissance mais à voix basse. Il va donc mettre en avant un "excès de savoir". Une trop grande connaissance qui devient regrétable dès lors qu'on sait.(Il cite Nietsche qui a mesuré les limites de l'idéalisation de la lucidité et de la conscience). Ce savoir devient une obsétion permanente, le besoin de savoir toujours plus sur cette maladie et nous permettre de rendre coupable quelque chose ( presque comme un manière de se derresponsabiliser cf mauvaise foi Sartre).
L'homme a besoin de se rassurer en connaissant les causes de sa maladie. Certain vont avoir besoin de se culpabiliser selon des pensées religieuse (Ai-je pêché?) donc finalement c'est dieu qui ma puni. Ou alors vont accuser le mode alimentaire "pratiqué"...
On retrouve donc une confrontation avec un "non- sens", la déraison. L'acceptation de ne pas connaître la cause fait la preuve de l'impuissance de l'homme face au cycle NATUREL de la vie. Il y a obligatoirement un part d'incompréhension mais seul l'accenptation permet de ne pas devenir victime de sa propre condition et au contraire devenir maître du temps qu'il reste, maître de ses choix. (cf Bergson csc plus attentive -> situation nouvelle => choix, "les français n'ont jamais été aussi libre que pendant l'occupation nazis" ).
P.D refuse de faire preuve de "compliance", il est du même avis que Sénèque "faute de pouvoir bien vivre,on pouvait toujours bien mourrir". Choisir de "mourrir libre" n'empêche pas la peur de la mort.
Il recite Sénèque "C'est bien peu de chose que la vie, mais c'est une chose immense que le mépris de la vie", ce qui revient à dire qu'il est mauvais de mépriser la vie comme le fait le christianisme qui fait l'éloge d'un paradis (qui est du domaine de l'imaginaire/ de la mythologie) et qui dénigre l'ici-bas. Alors, P.D. met en avant le suicide raisonné suite a une prise de conscience face a la mort et par la lucidité faire le choix de décider des circonstances de sa mort. Le malade se retrouve dans une profonde solitude, seul face à ses choix. P.D., après l'acquisition d'un fusil se sent libéré de l'angoisse du choix car les différentes possibilités de choix sont toutes accessibles.
De plus, il met en valeur le rôle bénéfique de l'écriture. En effet, l'écriture lui permet une "prise de distance" par rapport à sa maladie et à ses choix. Permet de se libérer d'un poids et de partager ses sentiments. L'écriture est aussi un moyen pour P.D de laisser une "trâce" après sa mort donc de ne pas disparaître totalement.
P.D nous parle aussi de l'idée de profiter de la vie, idée souvent prise de manière quelque peu excessive et arrive presque a devenir de la lacitude. Pour P.D. profiter de la vie c'est se réaliser pleinement , c'est "le déploiment de son essence propre" (cf Aristote "ousia").
Enfin, P.D. explique le rôle de la philosophie pour lui, dans sa vie, et désormais dans sa mort. "Montaigne, après Socrate insistait sur le fait que "philosopher, c'est apprendre à mourir" ". Cependant suite a son expérience "mourir, c'est aussi apprendre à philosopher". Pour lui la philosophie permet d'être plus fort, de moins avoir peur. La philosophie est libératrice. La philosophie permet de prendre conscience et de faire usage de sa raison, ce qui permet d'éviter l'illusion et finalement de dédramatiser la rude symbolique de la mort. Cette raison et cette conscience permet de se contextualiser dans tout l'univers, et de prendre conscience de notre infinie petitesse.
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