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 dissertation poupet.A

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Antoine.p



Nombre de messages : 4
Date d'inscription : 28/09/2008

MessageSujet: dissertation poupet.A   Lun 27 Oct - 12:41

Le « soi » détermine la conscience d'un individu. Il délimite sa personnalité, ses goûts, ses envies et son caractère. Alors, être soi c'est la manière d'exprimer sa pensée, de dévoiler nos comportements face à toutes les situations. Quant à l'expression « être hors de », elle signifie « en dehors de ». « Être hors de soi » pourrait donc se définir comme le fait de ne plus être maître de soi. C'est-à-dire de ne plus se contrôler, d'avoir des réflexes inattendus et différents de nos habitudes. Cependant il est nécessaire d'étudier ce qui contrôle notre personne: la pensée. En effet, être hors de soi, peut se montrer volontaire ou bien involontaire. Ce qui délimiterait le sujet, en se limitant à la conscience et ses caractéristiques, ainsi qu'à l'inconscience et ce qu'elle provoque. La question qui se pose est par conséquent « Être hors de soi, est-ce une manifestation de la conscience ou de l'inconscience? ». Cette problématique renvoie étudier les différent moments, durant lesquels nous sommes hors de nous, d'en expliquer les causes. Nous verrons dans un premier temps que l'on peut être hors de soi consciemment. Puis dans un second temps, le fait que l'inconscient joue un rôle et se dévoile parfois lorsque l'on est hors de nous. Nous expliquerons qu'il semble impossible d'être hors de soi.




Il nous arrive souvent d'être hors de nous consciemment, dans la vie de tous les jours selon les interventions du monde extérieur, l'activité que l'on fait ou en fonction des personnes que l'on côtoie. La duplicité, c'est le fait qu'une personne quelconque, ordinaire présente deux « visage » différentes. Une personne qui se livre à une activité machinalement, dont elle à l'habitude, fait preuve de duplicité. Bien sûr, cette personne est consciente de ce qu'elle fait, mais puisque ses réactions, sont naturelles à ses yeux, cette dernière n'a pas l'impression de jouer un tout autre rôle, de dévoiler un côté inconnu de sa personne aux autres. Prenons l'exemple de l'attitude d'une personne durant son travail et de son comportement lorsqu'elle se retrouve en présence d'amis, de personnes proches. On observe dès lors de nombreuses différences dans ces deux cas. Non seulement des attitudes différentes mais également des gestes et réactions éloignées. Ce qui montre qu'au travail on joue une « rôle », on n'est pas nous même. Étudions le cas du « garçon de café », expliqué par Sartre dans «  L'être et le néant ». L'auteur démontre la conduite efficace et rigoureuse du jeune homme. Nous remarquons tout de suite que Sartre nous décrit une sorte de stéréotype du garçon de café. Mais ce dernier ne fait que son travail, il est conscient de ses actions. Il faut préciser que ce personnage à endosser le costume de garçon de café ainsi que les attitudes qu'on lui a demander d'avoir. Nous pouvons alors constater que le jeune homme ne se montre pas sous son vrai jour et, que en-dehors de son travail, cet individu ne présente pas les même caractères.
Le dépassement de soi, se dévoile souvent lorsqu'on est face à un danger. Nous pouvons interpréter cela comme le fait d'aller plus loin que les limites fixées par notre propre corps. Il est vrai qu'à des moments durant lesquels nous sommes en difficultés, réussir ce qui paraissait inaccessible au préalable: se concrétise. De nombreux témoignage expliquent que lorsque que la pensée maîtrise et dépasse le corps, ont peut dépasser ses limites tout en restant conscient de ce que l'on fait. Par exemple, beaucoup d'être humains ont survécus à des périples très contraignants, notamment pour le corps. Les survivants des naufrages sont souvent retrouvés après plus d'un mois de recherche. Grâce à leur détermination, ils se sont dépasser dans le but de survivre. Ils on trouvés un peu de nourriture, se sont forcés à manger des aliments , parfois des insectes plus ou moins comestible : c'est l'instinct de survie. L'individu sait ce qu'il fait, il est conscient, cependant il est obliger d'être hors de lui pour survivre. Dès que l'on est vraiment proche de la mort, nous sommes près à tenter le tout pour le tout pour vivre et donc dépasser nos limites : à être hors de nous. Bien entendu, l'individu reste conscient de ce qu'il fait. L'exemple de la personne poursuivi par des chiens et qui tombe face à face avec un mur, est tout aussi explicite. Arriver vis-à-vis de l'obstacle, on se dit qu'on peut le faire et, on saute le mur sans problème. Le fait d'être en danger, nous force à nous dépasser, à être hors de nous.



Il est donc, possible d'être hors de soi mais tout en restant conscient de ce que l'on fait. La duplicité est commune à tout le monde puisque l'on réalise beaucoup d'activités différentes qui nécessite des attitudes parfois opposées. Puis nous pouvons également dire que dépasser ses limites est une façon d'être hors de soi consciemment. Nous allons ensuite voir que certaines situations ne peuvent s'expliquer que en évoquant l'inconscience.




Les émotions sont des réactions affectives intense qui causent parfois des douleurs morales. On ressent souvent ses sentiments forts lorsque un événement nous chocs, quand une chose intervient de manière brusque. Le sentiment qui nous met dans « tous nos états », est souvent associé à la colère. Il est vrai qu'une personne irrité par un incident quelconque devient généralement agressive, voire violente. Cet individu coléreux s'emporte facilement et peut évoquer des choses méchantes envers les personnes de son entourage. Sous l'émotion il ne pense pas forcément à ce qu'il dit, à ce qu'il fait et aux conséquences que tout cela pourrait engendrer. C'est comme si notre esprit ne peut plus agir sur nos réactions : l'inconscient est le moteur de notre pensée. L'esprit se révèle incontrôlable, d'où l'absence de réflexion sur la portée de nos faits et gestes. L'individu n'est pas conscient de ce qu'il réalise, il est par conséquent hors de lui. On peut également être hors de nous lorsqu'on éprouve du désir envers quelque chose. Le fait de vouloir à tout prix obtenir cet objet, cette personne, nous pousse à faire des choses impensables. Ce comportement insensé nous paraîtrait absurde si nous étions conscient de nos actes. Bien sûr, puisque nous sommes attiré par ce qu'on veut posséder, on n'est pas conscient de ce que l'on fait. On n'a pas l'impression d'être hors de nous. Nous terminerons par évoquer les comportements que nous avons lors d'une pulsion, d'un fait qui nous pousse à agir anormalement. En effet, les pulsion amoureuses engendrent souvent des attitudes différentes, un changement d'état chez l'individu concerné, qui nous pousse à être hors de nous.
On parle communément d'état second par le fait d'être momentanément déphaser, en décalage avec la réalité. Effectivement, plusieurs attitudes peuvent être considérée tel des état second. L'individu serait temporairement hors de lui, inconscient de ce qu'il fait. Prenons l'exemple de l'hypnose. Ce sommeil artificiel provoqué par la simple pensée, permet de dévoiler des choses dont on ne connaît pas d'une personne. Il est vrai que lorsque quelqu'un pratique l'hypnose, son patient entre dans un état second, il n'est plus maître de son corps : il est hors de lui. Puisque cet individu n'obéit qu'à l'hypnotiseur, ce dernier peut donc faire faire des choses impensables à l'individu. Le scientifique peut alors dépasser les limites fixée par l'esprit du patient (lorsque celui-ci est conscient). L'hypnotisé est hors de lui car il réalise des choses sous aucun contrôle. Le sommeil est une grande cause de la manifestation de l'inconscient. En effet, le somnambulisme déterminé comme un état durant lequel une personne accomplit automatiquement et inconsciemment certains actes habituels à l'état de veille, nous fait découvrir un côté inconnu d'un individu. L'inconscient est le maître de la pensée: la personne reste hors d'elle. Les rêves sont également source de l'inconscient. On peut définir les rêves tel une série d'images incohérentes qui se présentent dans l'esprit durant le sommeil. Le fait que cela intervient durant le sommeil explique bien que la personne ne maîtrise pas ce qu'elle pense. Elle est donc inconsciente de ce qui lui arrive et obliger de subir ces images souvent sans sens. Ensuite, on peut mentionner des substances tel l'alcool et la drogue qui mettent les consommateurs hors d'eux. En réalité la forte consommation d'alcool transforme la personne. Cette dernière change de comportement, d'attitude : l'alcool met hors d'eux toutes les personnes, de même que la prise de stupéfiant.



Le fait d'évoquer que l'on soit hors de nous inconsciemment, en parlant des émotions et des états seconds, nous pousse donc à citer le freudisme. Ce dernier est vivement critiqué par Alain qui pense que l'inconscient n'est qu'une partie de notre pensée. Il faut donc chercher à développer le fait de ne pas pouvoir être hors de nous.




Faire preuve de mauvaise foi c'est se déresponsabiliser, être malhonnête envers les autres. Nous arrivons quelquefois à des conduites de mauvaise foi lorsque un problème se manifeste à la suite d'un de nos actes ou bien quand la réaction des autres n'est pas celle attendue. Jouer la carte de la malhonnêteté, c'est jouer un personnage. Or, le fait de jouer un personnage c'est être conscient de ce que l'on fait, puisque ce personnage n'est pas en tort dans l'histoire : on se déresponsabilise de tout acte. L'exemple le plus explicite est celui de l'individu qui casse quelque chose. Dès lors qu'il réalise ce qu'il a fait, la personne va tout de suite chercher à se justifier, à se défendre dans le but d'être le non-fautif. Il va donc trouver des excuses qui le mettrons hors de cause. Naturellement, l'individu est conscient du rôle qui joue, des arguments absurdes qu'il évoque. On ne peut donc pas dire que le personnage est hors de lui, car ses actes restent volontaire. Du même, un élève qui obtient une mauvaise note à un devoir qui nécessite la compréhension d'un sujet, se justifie en disant qu'il n'a pas compris le sujet de la même façon que son professeur. Le fait de dire une tel chose revient à faire preuve de mauvaise foi. En effet, l'élève est conscient de ne pas avoir réussi mais s'il se dit cela, il peut se dire que son devoir était réussi.
Pour finir nous préciserons que « il n'y a point de pensées en nous sinon par l'unique sujet » (Alain, La notion d'inconscience est-elle dangereuse). L'auteur veut dire par là que tout nos faits et gestes ne dépendent que de nous. Nous sommes seul maître de nos actes. Quant à l'inconscient, c'est une partie de nous : l'inconscient c 'est moi. Il n'y a pas de raisons à dire qu'on est hors de nous car toutes nos expressions du corps sont commandées par nous et nous seul.





Nous pouvons donc voir que le fait « d'être hors de nous », peut se manifester dans des périodes qui nous mettent en difficulté, d'où le dépassement de soi. De plus, rien que le fait de se livrer à une activité s'assimile au fait de jouer un autre rôle donc de ne pas être nous. En revanche, l'inconscience a une part des responsabilité dans certaine situations, comme lorsqu'on éprouve des sentiments, ou bien quand nous sommes dans un état second. Mais si nous accordons notre confiance à Alain, il est vrai que tous nos comportements ne sont que des manifestations de nos pensées. Ainsi, la conscience et l'inconscience font toutes les deux partie de nous, le fait d'avoir des attitudes différentes ne peut pas être considéré comme être hors de nous.
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