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 Dissertation Valentin

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Valentin



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Date d'inscription : 07/09/2008

MessageSujet: Dissertation Valentin   Mar 28 Oct - 3:54

Peut-on être hors de soi



Le terme « être hors de soi » s'utilise régulièrement dans la vie de tous les jours. Il est généralement associé à des actions irréfléchies liées à une pulsion ou un stimulant quelquonque. On aborde trop souvent cette expression sous un aspect physique. Mais l'étude de la portée morale du sujet apporte de nombreux et nouveaux centres d'intérêt tels que la liberté de l'homme et le contrôle de soi... La question du « soi » qui dépend de chaque individu influe sur la question du « hors de soi ». Les états du conscient et de l'inconscient sont ainsi décisifs au niveau du sens de ce sujet. Notamment dans les mécanismes qui régissent ces deux états ainsi que dans leurs limites. Mais finalement peut-on dire que quelqu'un est « hors de lui »? Nons nous interrogerons dans un premier temps sur la définition du terme « hors de soi » puis dans un second temps sur le rôle de l'inconscient sur la maitrise de l'Homme et dans un troisième temps sur les grande questions qui pose problème face au fait de pouvoir être « hors de soi ».




Pour commencer je vais définir ce qui d'après moi, caractérise le fait d'être « hors de soi ». Avant toutes choses, comment peut-on définir le « soi »?Je dirais tout d'abord que le soi défini l'aspect corporel de l'individu et tout ce qu'il renferme. Par « tout » je comprend ce qui est intérieur à une personne, c'est-à-dire à ce que seul le « moi » peut avoir accès, ses propres pensées, ses propres sentiments, ses propres sensations. On peut donc dire que l'aspect physique serait juste l'enveloppe d'un second aspect, l'aspect moral. On peut aussi mettre en relation le « moi » avec la possession et la maitrise du « soi ». Mais le « moi » se possède t'il lui même? N'est il pas dupe de son propre pouvoir? Cette volonté qui croit tout contrôler, est elle capable de se dominer elle même? On peut très bien se sentir soit même tout en ne étant soumis à une « force » exterieur à « soi ».C'est ce que l'on pourait appler « être hors de soi » le fait de ne plus être soi-même.
En effet on peut prendre l'exemple de l'Homme en colère qui va perdre le contrôle de son propre corps de ses propres pensées. Celui-ci va alors effectuer des actes, dire des choses qu'il regretera par la suite."Oh je ne voulais pas dire cela!" On peut associer cette idée avec le texte de Spinoza Les illusions de la conscience où il très clairement dit que l'Homme n'est pas maitre de ses actions. Mais une question se pose, où se trouve la limite du « soi » et qui nous l'impose? Je pense que le « soi » peut se définir par la conscience d'un individu.
Finalement le fait d'être « hors de soi» se rapporte alors à l'effacement de la consience face à une autre « fore » . Mais la conscience ne disparaît pas complètement elle prend plutôt le rôle de spectateur. Les limites du « soi » seraient donc définies par la conscience. Lorsqu'un élément perturbateur se déclanche et que la personne ne parvient pas à se contôler elle va dépasser ses limites et se trouver dans un état que l'on peut qualifier de « hors de soi ». La conscience n'est donc pas notre seul guide, en effet d'après Bergson, et je suis tout à fait d'accord avec lui, on ne peut pas considérer que tout actes est un acte réfléchi partant de la volonté même et impiquant donc la conscience. Comme le dit Bergson il y a des automatismes dans la vie de tous les jours qui ne dépendent pas de notre conscience. On notera par exemple le fait de ne pas penser à respirer. La « dictature » de notre conscience n'est donc qu'une illusion de contrôle car régulièrement des actions des plus banales se dérobent involontairement à notre conscience. Mais que trouve t'on au dela des frontières de notre conscience.




Je continuerai donc avec ce que j'ai pour le moment appellé la « force » qui prend le dessus sur notre conscience et contôle notre corps lorsque l'on se trouve « hors de soi ». Je nommerai à présent cette  « force » l'inconscience, c'est elle qui en dehors de toute volonté s'impose comme source d'un grand nombre de nos actes. Je défini l'inconscient comme une part de notre esprit différent de notre consience. Pour faire simple celui-ci joue le rôle de la partie immergée de l'ice berg, invisible à la surface mais le plus important en réalité. La partie émmergée représente quand à elle, la conscience de l'Homme seul partie que l'on maîtrise totalementet que l'on peut « voir ». Le célèbre psycanaliste Freud pense que l'inconscient regroupe toutes les formes de tension que le « moi » ne veut pas montrer à la surface. Je suis d'accord sur le fait que l'inconscient renferme des choses qui ne nous sont pas propres. Mais je ne pense pas que l'on puisse aller jusqu'à dire que c'est l'inconscient qui va prendre la décision de passer à l'acte comme s'il possèdait une certaine forme de pensée. Je serait plutôt de l'avis d'Eduard von Hartmann qui dit que la nature dans son ensemble et donc l'homme et sa vie affective sont régis par un principe universel: l'Inconscient, ce principe a également un rôle déterminant dans notre vie intellectuelle. Certes je dit que l'inconscient peut être comparé au pilote de notre corps lorsque l'on est « hors de soi ». Mais je pense que cela se fait sous forme d'influence suite à une pulsion exterieure qui réveillerai en quelque sorte notre inconscient.
Puis je pense que le principal élément qui va ammener un individu à se trouver « hors de soi » est la non maîtrise de ses sentiments. Pour m'expliquer je vais prendre deux exemples. Mon premier concerne la maladie grave. En effet lorsque l'on annonce à un individu que ses jours son désormais comptés, une grande vague de divers sentiments va alors envahir cette personne. Submergée par un flot de sentiments incontrôlables telles que la peur, la colère, ect, le malade est totalement désorienté, « hors de lui ». Va sans suivre un changement de comportement de l'individu, à tel point qu'on ne le reconnaît plus « il n'est plus lui même! ». Le deuxième exemple se base sur la perte d'un être très cher. La personne est dans des états « hors de soi ». Des pulsions de vengeance peuvent ainsi la pousser à avoir des comportements qu'elle ne comprend pas elle-même. Confrontée à l'impossibilité d'un retour à la situation dont elle doit faire le deuil, la personne vit avec incompréhension de la cause du deuil. Elle subit ses propres reproches, ses remords, ses ressentiments, des dégoûts, de la répulsion. Elle peut agir de manière déroutante pour autrui. Mais l'inconscient ne se dévoile pas uniquement face à un sentiment incontrôlable.
Enfin notre existence se traduit par un grand nombre d'interventions de notre inconscient. On le remarque tout d'abord dans notre attitude de tous les jours chaque lapsus qui révèle une partie inconnue à notre être. Ainsi chaque réaction comme la timidité est issue de l'influence de l'inconscient car le conscient de la personne ne souhaite pas rougir, il perd tout simplement le contrôle de lui même. Le mensonge est aussi une situation où l'inconscient influe sur les actes d'un individu : « Je suis hors de moi parce que je ne veux pas voir ce que je suis ou regarder en face ce que j'ai fait ». « La mauvaise fois » de Sarte dans L'être et le néant est ausssi une forme de mensonge à soi même. On peut aussi parler du rêve qui d'après moi, est l'expression aléatoire de notre inconscient. Enfin je veut dévellopper l'idée d'omniprésence de l'inconscient dans la vie d'un individue. Parmis tous les exemples sités s'y dessus on remarque que la plupart se prodisent au moins une fois par jour. Ces répétition de la prise de contrôle de l'inconscient peuvent nous amener à conclure que exister est donc synonyme d'être « hors de soi ». Cette affirmation va cepandent rencontrer quelques problèmes ou plutôt s'opposer à des valeurs solidement encrées chez l'Homme.




Pour finir être « hors de soi » est une action involontaire qui remet en question certaines convictions de l'Homme. Je commencerai par dire que être « hors de soi » est un état impossible a atteindre volontairement. Et qui dit abscence de volonté dit abscence du conscient. On ne peut donc pas être hors de soit consciement. En effet prenons un exemple, un individu a ressentit une puissante vague de colère en apprenant une nouvelle, à tel point qu'il ne se contrôle plus, il devient « hors de lui ». Quelques jours passent et cette même personne pour une raison qui nous échappe tente de redevenir « hors de soi » en pensant à la même chose que la première fois. Faite en l'experience si vous ne me croyez pas mais il est impossible d'atteindre cet état de non maitrise absolue. Certains prendront l'exemple de l'acteur qui peut se mettre volontairement en colère. Mais on ne peut pas dire pour autant qu'il soit « hors de lui ». Il n'est pas hors des limites imposées par son « soi », il se contente de jouer un rôle. Si le « soi » donne son accord pour changer de comportement on ne peut pas parler d'un état de « hors de soi ».
Ensuite je pense que le fait que l'Homme ne puisse pas se contrôler lorsqu'il et « hors de lui », remet en cause sa maitrise de lui-même. Comme le dit Freud « le moi n'est pas maître dans sa propre maison ». En effet l'Homme peut dire qu'il contrôle son « soi » mais cela ne veux pas dire qu'il contrôle la totalité de ses actes. L'Homme ne se défini pas uniquement avec son conscient mais aussi avec son inconscient. L'existance de l'Homme est donc ritmée par des phases qu'il maitrise et d'autres qu'il ne maitrise pas. Notre libre arbitre est donc influencé par l'inconscient. On peut alors dire que admettre l'existance de notre inconscient, c'est accepter notre ignorance de certains aspects de notre être. Donc l'homme n'est pas totalement maître de lui.
Enfin il me semble interessant de traiter le sujet de la liberté de l'Homme face à l'emprise de l'inconscient. Le point de vue de Freud que j'ai toujours soutenu pour le moment n'est pas en accord avec ma pensée dans le cas présent. D'après lui l'inconscient nous pardonnerait toutes nos mauvaises actions tel une excuse à tous les « dérapages » de la vie. En étudiant le point de vue de Alain on constate que celui-ci défend l'unicité du « moi » et de la conscience. Je n'irai pas jusque là car je pense que cela ne pose pas de problème , l'esprit d'un Homme peut très bien être divisé en deux sans en changer sa liberté. Mais le point sur lequel je suis d'accord avec Alain, c'est le fait de ne pas personnifier l'inconscient. L'inconscient se limite à une partie de l'Homme qui est tout aussi vitale que son cœur car il permet de renfermer des choses qui rendraient la vie de l'Homme impossible si le conscient devrait traiter toutes ses informations. C'est pourquoi la conscience accepte de se soumettre à cette « force » exterieur qui est l'inconscient. L'inconscient n'est donc ni un parasite qui prive l'Homme de toutes liberté, ni une simple ralonge du « moi » qui donnerai une total maitrise du « soi » à l'Homme. Je pense qu'il faut plutôt le voir comme un organe régulateur fait pour simplifier la vie des Homme et qui se traduit par ses nombreuses interventions.



Finalement on retient que le « soi » se défini par le conscient mais que celui-ci n'est pas le seul à controler l'Homme. L'inconscient a une grande influence sur nos actes et ce quotidiennement. Or l'inconscient renvoit au fait d' « être hors de soi ». Et l'existance de l'Homme étant ritmée par les interventions de l'inconscient. Il est tout à fait logique de dire que existé c'est être « hors de soi » .On peut donc conclure que l'inconscient, parce qu'il existe, se manifeste dans nos pensées, nos actions tout en étant impénétrable, inconpréenssible et imprévisible, semble nous dominer et rendre impossible la maitrise de « soi ». Notre être est donc fait de conscient comme d'inconscient. Il est donc possible d'« être hors de soi ».
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