Cogito,entraide et échanges sur la philo

méthodes de devoirs,sujets-corrigés, dossiers thématiques, travaux d'élèves, expos, conseils de lecture...
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 corrigés (février 09)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
N. Vauthier (Admin)
Admin


Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: corrigés (février 09)   Mer 4 Fév - 4:11

corrigé explication de texte de Merleau-Ponty


« beau texte » de Merleau-Ponty qui vous permettait de mobiliser des connaissances très variées, la lecture ci-dessous peut constituer une ébauche de plan, la liste des idées ou références n’est bien sur pas limitative … on pouvait insister davantage sur tel ou tel aspect…

Ce texte présente et analyse deux conceptions opposées de l’homme-

1ère conception « matérialiste », déterministe (ligne 1 à 4) : l’homme est vu comme le résultat d’un ensemble de processus extérieurs à lui (par ex : l’évolution des espèces, un déterminisme, social, historique, psychologique, cf cours n)1° = un « mécanisme et non une liberté.

Objection (ligne 8 à 12) : l’homme n’est pas réductible à un objet dépourvu de conscience (cf texte de Pascal « le roseau pensant ») car en ce cas il ne pourrait pas penser le monde (cf cours sur le sujet, descartes, Kant, la faculté de se mettre à distance du monde, en prendre conscience, se le représenter, le « penser »)

- 2ème conception ( ligne 4 à6) : l’homme « pur esprit », connait, contrôle, maîtrise, décide : liberté absolue du sujet pensant dont l’existence ne dépend pas du monde.

Objection (ligne 12 à 14) : « l’intersubjectivité » : la conscience ne se construit pas seule, mais dans ses relations aux autres consciences. Elle est de plus intentionnelle : elle se nourrit du monde, se construit et le construit (cf Sartre, cf le cours sur la culture –ex de l’enfant sauvage-, cf aussi la réflexion sur le désir : Hegel-)

Faut-il choisir entre ces deux conceptions ? (ligne 14 à 17)

1) Non, car aucune ne peut à elle-seule définir l’homme qui « est » à la fois déterminé et libre. Je subis certes des événements extérieurs mais j’en choisis le sens (ex donné par Sartre de la maladie : « vécue » par ma conscience comme un défi, une épreuve, une punition) : C’est sa pensée qui définit à la fois la faiblesse de l’homme (le roseau) et sa force (pensant) : supériorité infinie sur ce qui le fait mourir : il le sait (cf le texte de Pascal)

2) Le monde existe « sans moi », mais sans moi il n’a pas de sens : à la rigueur dit Sartre, il n’existe pas. C’est la conscience qui donne sens, qui donne « vie » au monde (cf cours n°1)

3) Je pense certes « par moi-même » mais je ne peux penser tout seul : J’ai besoin du monde et des autres pour former et nourrir ma pensée : la « pensée » « sauvage » (au sens de l’enfant sauvage) est une illusion : toute pensée et tout être se forme par les autres (influence de la culture) : L’homme peut en revanche analyser, et ainsi mettre à distance les déterminismes, voire agir sur eux : bref il y a une interdépendance permanente entre le monde et la conscience (ex possible : la relation des hommes aux désirs : soumis à la force d’un désir (extérieur) mais choisissant de le réaliser ou de le dominer)


Dernière édition par N. Vauthier (Admin) le Lun 18 Mai - 14:05, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cogito.forumculture.net
N. Vauthier (Admin)
Admin


Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: changer est-ce devenir qq'un d'autre ?   Mer 4 Fév - 4:22

« changer est ce devenir quelqu'un d'autre? » Analyse du sujet

partir d'une analyses de bons exemples qui peuvent vous permettre de mieux saisir les enjeux du sujet:

_ Changer d'apparence physique sous l'effet de la mode: "jouer à "devenir quelqu'un
d'autre mais sans effet sur la personnalité ( + proche du déguisement)
_Changer d'apparence en témoignant d'une rupture, un refus, un mal être. Ex: 1'anorexie:
modification physique : signe d'une grande souffrance psychologique, expression d'un refus
de soi... ( sur ce sujet voir le livre du Dr X.Pommereau "Ado à fleur de peau" éditions
Albin Michel 2006). De quoi témoigne un tel refus? Vouloir être un autre? Échapper à ce que d'autres veulent qu'on soit (projections parentales)
_ Imiter quelqu'un d'autre = S'identifier soi-même passe souvent par le rejet du modèle
parental et l'identification à une autre personne, ou à une image (personne célèbre): Veut on vraiment être l'autre ou se trouver soi-même? Dans de cas "devenir un autre" n'est qu'une étape transitoire.
_ Changer officiellement de nom de famille, changer son identité sociale: franciser son nom de famille pour s'intégrer dans la société, éviter la discrimination liée au nom étranger. C'est bien devenir un autre socialement, être accepté, reconnu comme un citoyen français à part entière. Mais ce n'est pas nécessairement devenir un autre culturellement, psychologiquement.
_ changer officiellement de prénom: c'es possible quand le prénom est synonyme de
souffrances liées à l'enfance par exemples. Dans ce cas le changement est vécu comme une délivrance. le début d'une nouvelle vie. Dans ce cas c'est bien volontairement devenir
quelqu'un d'autre, tourner la page.
_ L'idée serait à peu près la même pour quelqu'un qui change de vie: ancien prisonnier... il
veut être perçu comme un autre, ne pas porter toute sa vie le poids du passé...


Problématique (d'autres pistes st possibles, par ex, la référence à l'incst...)

L'homme est naturellement sujet à des changements liés au cycle de la vie. Ces changements peuvent être volontaires ou non, conscients ou non, importants ou superficiels. Par delà ces changements, y a t-il une CONTINUITE de moi? Le sujet pensant présente une UNITE : derrière tous les changements, il sait que c'est lui qui demeure.
Mais les changements ne sont-ils que de surface, accidentels ou affectent-ils notre essence? Peut-on préserver notre identité par delà les modifications qui font notre histoire personnelle? Peut-on devenir autre en demeurant soi-même ou bien ce soi-même ( image du moi profond) n'est-elle qu'une illusion?

Ou au contraire devient-on réellement un autre? Peut-on ne plus se reconnaître soi-même (se dissocier comme dans le coup de colère)? Mais dans ce cas, on risque de nier notre UNITE: je ne suis pas responsable de cet acte, j'étais un autre que moi.

Cependant on ne peut pas hier que la vie se constitue par des ruptures successives
( ex: l'adolescence), des choix qui amènent donc à des changements. C'est le problème de L'IPSEITE. la continuité du moi à travers des actes parfois contradictoires mais qui sont justement le témoignage de ma définition du sujet LIBRE.

Pourquoi cherchons nous à devenir autre, qu'est ce qui motive les changements: Ont - ils un sens profond? Souvent oui comme le montre les EXEMPLES ci-dessus. Ils témoignent d'une volonté profonde de DEVENIR SOI MÊME, d'être en accord avec ce que l'on veut être (ex: une personne bien intégrée et non un étranger, une personne à l'aise dans sa vie et non victime de son passé etc. ......).
En fait on peut croire, vu de l'intérieur que ces personnes refusent ce qu'elles sont, qu'elles veulent. une autre, alors qu'en réalité elles veulent être ELLES-MÊMES.

Mais paradoxalement être soi- même peut passer par des changements qui donnent l'impression qu'on est quelqu'un d'autre: Ceci est dû au fait que l'homme contrairement à la chose, est un «être en construction ».

Plan possible :

I - Au delà des changements, unité, identité du sujet pensant


1er § : Continuité «évidente» du moi. «Je» pense, «je» donne sens au monde, «je» perçois, «je » mémorise: esc de soi ...(réf possibles à Descartes, Kant, majorité)
2ème § : Mais « discontinuité » apparente : changements naturels (vieillissement), incst (besoin de recul pour en prendre esc), volontaires (apparence, idées, valeurs) : certains seront superficiels d'autres toucheront à l'essence. Bp st liés au regard des autres (Sartre), à la pression sociale (conformisme)...

II - Que signifient ces changements ? Risque de se perdre, de n'être plus « soi » ?

Ier § : Changer = rejus de soi ?. Volonté de sortir de soi, de devenir autre que soi : volonté de rupture (avec le modèle familial par ex.), s'identifier à autrui (adolescence, recherche d'un modèle) : Refus d'être ce que l'on veut que je sois ?
2ème § : Changer = devenir autre non par refus mais par souci de s'intégrer (ex de l'étranger qui change de nom) : Ne plus être soi pour devenir comme les autres ou rester soi malgré cette modification de l'identité sociale ? Devenir « normal » pour qu'on s'intéresse plus à sa personnalité qu'à son statut d'étranger ?

III - Peut-on rester soi au delà des changements ?

1er § : Comment rester soi tout en devenant autre? Pb de l'ipséité. Distinguer « autre » et « un autre ». Le modèle n'est qu'une étape : Les autres croient que je deviens « un autre » alors que je deviens seulement « autre » passagèrement pour me forger ensuite ma personnalité. Si je n'étais plus moi, je perdrais mon essence, ma liberté (ex des sectes)
2ème § : Passer par l'autre pour devenir « moi-même » : (image du passage de la chenille à la chrysalide puis au papillon) : L'homme a « à se construire ». Il se définit lui-même par ses actes, choix (liberté). Ex : Oublier le passé, recommencer sa vie, devenir ce que l'on veut être . Donc changer c 'est la nature de l'homme, c'est donc être soi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cogito.forumculture.net
N. Vauthier (Admin)
Admin


Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: qu'est ce qu'un homme civilisé ?   Mer 4 Fév - 4:37

« qu’est-ce qu’un homme civilisé ? »

Sujet qui interroge sur l’essence du concept de culture mais qui peut aussi sous-entendre que ce titre ne s’attacherait pas à tous les hommes … Y aurait-il des « critères » de civilisation ?

Quels seraient-ils ? risque d’ethnocentrisme, voire de rejet hors de la « nature humaine » , du coté des « sauvages » ceux qui ne rentreraient pas dans ces critères.

Comme vous le constatez ce sujet est proche de la problèmatique vue en cours sur laquelle je ne reviendrai pas ici en détail : ce sujet privilégie ceux qui ont bien relu le cours, et qui surtout en ont compris le raisonnement.

La formulation est plus ambigue qu’il n’y parait car pourquoi ne pas avoir simplement demandé « qu’est-ce qu’un homme ? » : demander ce qu’est un homme « civilisé » sous-entend que certains ne le seraient pas …..


Donc ce que j’attends ici, ce n’est surtout pas de la récitation mécanique, mais la reformulation critique de ce problème et de ses enjeux.

- problème de l’acceptation de la diversité culturelle, au nom de laquelle tout homme est par définition civilsé, mais difficulté morale, et politico-économique ( !) à l’accepter … avec toutes les dérives que cela entraine (colonialisme, esclavage)

- affirmation de la nature de l’homme qui est justement de ne pas en avoir (de nature prédéfinie) mais de la construire par ses propres moyens (cf le corrigé des ES1 , texte de Merleau-Ponty en fin de leur correction de l’analyse d’un texte de françois jacob)
- le problème survient lorsqu’on veut par peur ou par ignorance, ou volonté cynique de s’approprier la richesse, créer des normes, des hiérarchies… et qu’il faut bien les justifier …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cogito.forumculture.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: corrigés (février 09)   Aujourd'hui à 19:28

Revenir en haut Aller en bas
 
corrigés (février 09)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cogito,entraide et échanges sur la philo :: DEVOIRS (METHODE, SUJETS, CORRIGES) :: ARCHIVES SUJETS ET CORRECTIONS :: DEVOIRS 2008-2009 :: corrections bacs blancs 2009 :: corrigés TS1- TS2-
Sauter vers: