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 Travail groupe Christopher, Thomas G, Thomas Dies et Fanny G

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Christopher



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MessageSujet: Travail groupe Christopher, Thomas G, Thomas Dies et Fanny G   Lun 9 Mar - 8:39

André GORZ

André Gorz, de son vrai nom Gerhard Hirsch, né à Vienne le 9 février 1923, mort le 22 septembre 2007 à Vosnon, est un philosophe et journaliste français.
Personnalité extrêmement discrète, il est l'auteur d'une pensée qui oscille entre philosophie, théorie politique et critique sociale. Disciple de l'existentialisme de Jean-Paul Sartre, il rompt avec celui-ci après 1968, et devient l'un des principaux théoriciens de l'écologie politique. Il est co-fondateur, en 1964 du Nouvel Observateur, sous le pseudonyme de Michel Bosquet, avec Jean Daniel.

Il côtoie le groupe des sartriens et adopte une approche existentialiste du marxisme qui l’amène à accorder une place centrale aux questions d’aliénation et de libération, le tout dans le cadre d’une réflexion dont le fil conducteur est l’attachement à l’expérience existentielle et à l’analyse des systèmes sociaux du point de vue du vécu individuel. Ces références à la phénoménologie et à l’existentialisme marxiste constituent les fondements philosophiques de ses premiers livres, signés André Gorz1 : Le Traître (Le Seuil, 1958), La Morale de l'histoire (Le Seuil, 1959) et les Fondements pour une morale (Galilée, 19772). Dans le premier qui tient de l’autobiographie, de l’auto-analyse et de l’essai philosophico-politique, il exprime cette théorisation des conditions de la possibilité d’une auto-production de l’individu. Alors qu’il ébauche avec le second une théorie de l'aliénation, il marque dans le troisième son attachement au projet sartrien de réintégration de l’homme dans le marxisme à partir de la conscience individuelle.

Au cœur de sa réflexion s’impose donc la question de l’autonomie de l’individu. Il en tire une conception profondément émancipatrice du mouvement social où la notion de développement de l’autonomie individuelle est perçue comme la condition sine qua non de la transformation de la société. Cette idée que libération individuelle et collective se conditionnent mutuellement, il la partage avec Herbert Marcuse, ami personnel mais surtout grande figure d’une École de Francfort dont les différentes générations d’auteurs (Max Horkheimer, Theodor W. Adorno, Jürgen Habermas) constituent l’autre grand faisceau d’influence de sa pensée. Marqué par le projet que sous-tend l’approche francfortienne – dépassé l’économisme de l’analyse marxiste traditionnelle de la société –, il critique la soumission de la société aux impératifs de la raison économique3. Le structuralisme, en raison de son postulat (la centralité de la structure) et de sa dénégation du sujet et de la subjectivité, fait aussi l’objet de violentes critiques.
Son positionnement à la fois anti-institutionnel, anti-structuraliste et anti-autoritaire se retrouve dans la ligne qu’il assigne à la revue Les Temps Modernes à partir de son entrée au comité de direction de la revue sartrienne en 1961.

Thème Société
Gorz considérait la sobriété comme une nécessité pour lutter contre la misère. L'énergie étant limitée, la surconsommation des uns condamne les autres à la misère. En assurant à chacun l'accès à l'énergie qui lui est nécessaire, le principe de sobriété énergétique empêche les surconsommations injustes et polluantes.
La pauvreté est essentiellement relative
Selon André Gorz, on est pauvre au Viêt Nam quand on marche pieds nus, en Chine quand on n'a pas de vélo, en France quand on n'a pas de voiture, et aux États-Unis quand on n'en a qu'une petite. Selon cette définition, être pauvre signifierait donc « ne pas avoir la capacité de consommer autant d'énergie qu'en consomme le voisin » : tout le monde est le pauvre (ou le riche) de quelqu'un.
La misère, elle, est objective
En revanche on est miséreux quand on n'a pas les moyens de satisfaire des besoins élémentaires : manger à sa faim, boire, se soigner, avoir un toit décent, se vêtir. Toujours selon André Gorz, « pas plus qu'il n'y a de pauvres quand il n'y a pas de riches, pas plus il ne peut y avoir de riches quand il n'y a pas de pauvres : quand tout le monde est « riche » personne ne l'est ; de même quand tout le monde est « pauvre ». À la différence de la misère, qui est l'insuffisance de ressources pour vivre, la pauvreté est par essence relative. »
Métamorphose du travail (1988)

« Le travail doit avoir pour fin l’échange et non l’autoconsommation »

« La rationalité économique est ainsi entravée à la racine par la nature limitée des besoins et par un consensus sur leurs limites »

« Inutile de travailler plus que ne l’exige la couverture des besoins ressentis. Inutile donc de rechercher le rendement maximal, de compter son temps, de rationaliser le travail quand on peut couvrir ses besoins en travaillant selon son rythme naturel. »

Concepts :
La pauvreté est essentiellement relative et la misère est objective:
Selon André Gorz, on est pauvre au Viêt Nam quand on marche pieds nus, en Chine quand on n'a pas de vélo, en France quand on n'a pas de voiture, et aux États-Unis quand on n'en a qu'une petite. Selon cette définition, être pauvre signifierait donc « ne pas avoir la capacité de consommer autant d'énergie qu'en consomme le voisin » : tout le monde est le pauvre (ou le riche) de quelqu'un.
En revanche, on est dans la misère quand on n’a pas les moyens de satisfaire ses besoins élémentaires : manger, boire, se soigner, avoir un toit… En effet, «quand tout le monde est « riche » personne ne l’est ; de même quand tout le monde est « pauvre ». A la différence de la misère, qui est l’insuffisance des ressources pour vivre, la pauvreté est par essence relative. »
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Christopher



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MessageSujet: Re: Travail groupe Christopher, Thomas G, Thomas Dies et Fanny G   Lun 9 Mar - 8:40

Ivan ILLICH


Ivan Illich (4 septembre 1926 à Vienne en Autriche - 2 décembre 2002 à Brême en Allemagne) est un penseur de l'écologie politique et une figure importante de la critique de la société industrielle.
Son père, Piero, vient d'une famille possédant des terres (vignes et oliviers) en Dalmatie, près de la ville de Split en Croatie. Sa mère, Ellen, descend d'une famille juive allemande "convertie".
Fritz Regenstrief, son grand-père maternel a fait fortune dans la vente de bois en Bosnie-Herzégovine et construit une villa art nouveau aux alentours de Vienne (Autriche).
Pendant les années 1930, la xénophobie et l'antisémitisme montent en Yougoslavie. Le gouvernement poursuit Fritz Regenstrief à la Cour permanente internationale de justice de la Haye. En 1932, Ellen abandonne Split et part se réfugier dans la villa de son père à Vienne avec ses trois enfants. Ils ne reverront plus Piero qui meurt pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1942, Ellen quitte l'Autriche en vertu des lois antisémites, les nazis ont saisi la villa familiale.
Ivan Illich poursuit son éducation à Florence, où il joue un petit rôle dans la résistance italienne. Après la guerre, il étudie la théologie et la philosophie à l'Université grégorienne de Rome. Le Vatican le destine à la diplomatie, mais il choisit de se tourner vers la prêtrise. Il dira sa première messe dans les catacombes dans lesquelles les chrétiens romains fuyaient les persécutions.
Mais en 1951, il part aux États-Unis dans l'idée d'étudier les travaux d'alchimie d'Albertus Magnus à Princeton. Intrigué par les porto-ricains et leur profonde foi catholique, il demande à Francis Spellman un poste dans une paroisse portoricaine de New York. Il devient ensuite, entre 1956 et 1960, vice-recteur de l'Université catholique de Porto Rico, où il met sur pied un centre de formation destiné à former les prêtres à la culture latino-américaine.
En 1961, il fonde le Centre pour la formation interculturelle à Cuernavaca qui deviendra le fameux CIDOC (Center for Intercultural Documentation). Ce centre fonctionnera de 1966 à 1976. Après sa fermeture, Illich reviendra vivre en Europe et il enseignera notamment l’histoire du haut Moyen Age à Brême, en Allemagne.
Il décède en 2002 des suites d'une tumeur qu'il a volontairement choisie d'assumer jusqu'au bout sans vouloir l'opérer et qu'il garda 20 ans.
Théories

Monopole radical
Inventeur du concept de monopole radical (lorsqu'un moyen technique est ou semble trop efficace, il crée un monopole et empêche l'accès aux moyens plus lents, comme les autoroutes vis-à-vis de la marche à pied par exemple). "Quand une industrie s'arroge le droit de satisfaire, seule, un besoin élémentaire, jusque là l'objet d'une réponse individuelle, elle produit un tel monopole. La consommation obligatoire d'un bien qui consomme beaucoup d'énergie (le transport motorisé) restreint les conditions de jouissance d'une valeur d'usage surabondante (la capacité innée de transit)." (Ivan Illich, Energie et équité, 1975)

Contre productivité
Première édition d'un petit livre qui révolutionne la théorie économique.
La principale notion illichienne est le concept de la contre-productivité, qui décrit un phénomène embarrassant : lorsqu'elles atteignent un seuil critique (et sont en situation de monopole) les grandes institutions de nos sociétés modernes industrielles s'érigent parfois sans le savoir en obstacles à leur propre fonctionnement : la médecine nuit à la santé (tuant la maladie parfois au détriment de la santé du patient), le transport et la vitesse font perdre du temps, l'école abêtit, les communications deviennent si denses et si envahissantes que plus personne n'écoute ou ne se fait entendre, etc.
Penseur de l'écologie politique, il lutta contre le système automobile et tous les moyens de transports trop rapides qu'il jugeait aliénants et illusoires. Il avait par exemple calculé qu'en prenant en compte le temps moyen passé à travailler pour acquérir une automobile et faire face aux frais qui y sont liés et non seulement le temps passé à conduire celle-ci, la vitesse du bolide était de 6 km/h. En effet, un Américain consacrait en moyenne, durant les années 1970, 1600 heures par an pour sa voiture et ne parcourait que 10000 kilomètres durant l'année. Illich était aussi contre nos systèmes de santé et l'école obligatoire, qu'il considérait comme outils non-conviviaux.

La convivialité.
Il travailla à créer des pistes vers d'autres possibilités, qui s'expriment selon lui par un retour à des outils conviviaux, qu'il oppose aux machines. L'outil accepte plusieurs utilisations, parfois détournées du sens original, et donc l'expression libre de celui qui l'utilise. Avec une machine, l'homme devient serviteur, son rôle se limitant désormais à faire fonctionner une machine construite dans un but précis
On peut avoir une idée de la convivialité chez Illich avec la relation autonomie et hétéronomie reliée aux valeurs d'usage et d'échange marxiennes et à l'idée d'union-au-monde d'Erich Fromm.
On peut le considérer, avec son ami Jacques Ellul, comme l'un des principaux inspirateurs des concepts d'« après-développement » (diffusé notamment par des auteurs qui ont travaillé avec Illich, tels Majid Rahnema ou Gustavo Esteva), de « simplicité volontaire » et plus récemment de « décroissance soutenable ».

Origine du monde moderne
Dans le livre River north of the future : the testament of Ivan Illich as told to David Caryley, Illich relate dans des entretiens oraux une vision particulière de l'histoire. Pour lui, les institutions d'aujourd'hui qui se veulent universelles et établissent un monopole radical sont héritées du catholicisme.

À propos notamment de l'école : « Chaque peuple eut ses danses de la pluie et ses rites d'initiations, mais jamais un rituel qui clamait sa validité universelle, une procédure se présentant elle-même comme destination inévitable pour tout le monde, dans tous les pays. » L'école est devenue selon Illich une religion universelle, et en tant que telle, témoigne de son héritage de la première institution qui déclarait ses services et ses ministères comme l'unique voie vers le salut : l'Église catholique romaine. (Introduction).
Pour Illich, selon l'adage corruptio optimi quae est pessima (« la corruption du meilleur devient le pire »), le monde moderne n'est ni l'accomplissement du christianisme ni sa négation, mais plutôt sa perversion. Les nouvelles libertés que Jésus nous a apportées ont rendu possibles de nouveaux excès. En libérant l'homme des anciennes traditions et des coutumes ethniques (liberté manifestée selon Illich dans la parabole du samaritain, qui transgresse les clivages) pour aider et donc choisir son prochain, l'homme perd également les garde-fous que ceux-ci pouvaient représenter.
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Christopher



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MessageSujet: Re: Travail groupe Christopher, Thomas G, Thomas Dies et Fanny G   Lun 9 Mar - 8:40


René DUMONT


René Dumont, né le 13 mars 1904 à Cambrai (Nord) et mort le 18 juin 2001, est un agronome du développement français, connu pour son engagement écologiste.

René Dumont est né à Cambrai (19, allée Saint-Roch), le 13 mars 1904. Son père était professeur en agriculture et son grand-père agriculteur, sa mère était directrice du collège de jeunes filles d'Arras durant la 1re guerre mondiale.
Il est diplômé ingénieur agronome de l'Institut national agronomique (INA). Commençant sa carrière au Viêt Nam (1929), il se révolte contre le colonialisme et revient à Paris pour occuper la chaire de professeur d'agriculture comparée (1933-1974) à l'INA puis à l'Institut national agronomique Paris-Grignon (INA P-G).
René Dumont a commencé sa carrière en soutenant le modèle agricole de l'époque, basé sur l'utilisation des fertilisants chimiques et sur le machinisme agricole. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a même écrit des articles dans La Terre française, hebdomadaire contrôlé, comme toute la presse française, par le gouvernement collaborationniste du Maréchal Pétain et pronant le corporatisme agricole.
Toutefois, il a été un des premiers à dénoncer les dégâts issus de la Révolution verte et à lutter contre l'agriculture productiviste. Il fut un expert aux Nations unies et à la FAO et est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages. Grand voyageur, il était spécialiste des problèmes du monde agricole dans les pays sous-développés.
Il soutenait en particulier : le contrôle démographique ; les économies d'énergie ; la coopération internationale envers les pays en voie de développement ; la protection et la remédiation des sols.
René Dumont considérait que le développement n'était pas un problème d'argent, d'engrais ou de semences, mais plutôt la résultante d'un équilibre entre les trois. Il soutenait que les relations entre hommes et leurs champs reposaient essentiellement sur les relations existantes entre les hommes eux-mêmes, les relations sociales constituant les bases sur lesquelles reposent une agriculture et un développement industriel de qualité. Enfin, il considérait que les piliers soutenant de bonnes relations sociales entre les hommes reposaient sur de bonnes relations entre les hommes et les femmes. Il affirmait ainsi sa croyance en l'importance de l'émancipation de la femme dans le cadre du contrôle démographique.

Dumont a été un des premiers à expliquer les conséquences de ce qui ne s'appelait pas encore la mondialisation : explosion démographique, productivisme, pollution, bidonvilles, fossé grandissant entre pays du Sud et pays du Nord.
Il fut également le premier à utiliser les mots développement durable.
En 1974 à l'initiative de divers groupes et personnalités (Amis de la Terre, Pollution Non, Jean Carlier et les Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie) René Dumont fut choisi pour se présenter à l'élection présidentielle consécutive à la mort du Président Pompidou, en tant que premier candidat écologiste. Peu importa le faible résultat de 1,32 % des votes, car il s'agissait uniquement d'utiliser les médias et particulièrement la télévision pour faire connaître la pensée écologiste en politique. Sa prestation sobre, décontractée, intelligente et originale a été un succès car elle a ouvert le chemin à l'écologie politique pour toute une génération de jeunes qui ont pris conscience des limites des ressources naturelles planétaires et de l'absurdité d'une croissance économique exponentielle. Brice Lalonde fut son directeur de campagne électorale.
En avance sur son temps, le plus célèbre des agronomes français, bien connu pour son éternel pull over rouge, a surpris les Français en se montrant à la télévision avec une pomme et un verre d'eau, pour leur expliquer avec des mots tout simples combien ces ressources étaient précieuses et en péril. Il prédisait l'inévitable hausse du prix des carburants.
La politique écologique française fondée par Dumont est contre la guerre, contre le capitalisme, pour la solidarité entre les peuples et prenant en compte le monde sous-développé. Certains, toutefois, considèrent que ces racines ne sont pas suffisamment ancrées dans l'écologie profonde.

A la suite de sa campagne, en juin 1974, lors des Assises de Montargis (Loiret), où se réunissent les militants qui s'étaient engagés dans celle-ci, sera fondée la première organisation de l'écologie politique d'envergure nationale : le Mouvement écologique.
Certains voient en René Dumont le père spirituel du parti des Verts, Les Verts dont il soutint régulièrement les candidats à la présidentielle et qui après sa mort créèrent une fondation portant son nom, l'ont toujours considéré comme l'un des leurs. C'était sûrement un humaniste de gauche, mais surtout un mondialiste, et certainement un altermondialiste ; il était membre fondateur d'Attac
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Christopher



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MessageSujet: Re: Travail groupe Christopher, Thomas G, Thomas Dies et Fanny G   Lun 9 Mar - 8:49

Jacques Ellul



Jacques Ellul (1912 - 1994) est un professeur d'histoire du droit, penseur, historien, théologien protestant et sociologue français. A 18 ans, Jacques Ellul se sent appelé par le christianisme ; à 19 ans, il lit et relit Marx. Il étudie la théologie te la politique. Il étudie le droit, tout en cherchant à comprendre l'évolution de la société moderne. Il constate la disparition du monde rural, le rôle fondamental de la technique, les conséquences écologiques et sociales de cette 'grande mue' des temps modernes. Anarchiste et militant, il analyse les dérives marxistes, contribue à la mise en place d'un écologisme politique et réfléchit sur une certaine forme d'anarchisme chrétien. On lui doit aussi certaines méditations théologiques concernant les aspects subversifs et libérateurs de l'Evangile, ainsi que des travaux intellectuels sur l'éthique et l'espoir. Jacques Ellul a longtemps enseigné à l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux.
Il prend une part active au combat écologiste, notamment au sein du "Comité de défense de la côte aquitaine"."La technique ou l'enjeu du siècle", premier volet de sa trilogie consacrée à la critique de la société technicienne, paraît en France en 1954.
De 1958 à 1977, il préside un Club de prévention de la délinquance juvénile tout en prenant une part active au combat écologiste, notamment au sein du "Comité de défense de la côte aquitaine. Il est mort le 19 mai 1994 à Bordeaux.
Il est, aux côtés de Jürgen Habermas et Martin Heidegger, l'un des principaux penseurs au XXe siècle du phénomène technique.

Études et carrière universitaire
Après ses études de droit, en 1936, il présente sa thèse de doctorat en droit intitulée Étude sur l’évolution et la nature juridique du Mancipium. Il est ensuite chargé de cours à la faculté de Droit de Montpellier, puis Strasbourg et Clermont-Ferrand, avant d'être révoqué en 1940 en tant que fils d'étrangers. Il réussit le concours d’agrégation de droit romain et d’histoire du droit en 1943. De 1944 à 1980, date de son départ à la retraite, il enseigne à l'université de Bordeaux et à Sciences Po Bordeaux (IEP) : notamment l’histoire des institutions et l’histoire sociale à la Faculté de Droit.
Thèses principales et engagements
Après une révélation à 18 ans qui le mettra sur la voie du christianisme, et une lecture poussée de Karl Marx à 19 ans, Jacques Ellul fait des études de droit. Ses premiers engagements se situent dans la mouvance personnaliste des non-conformistes des années 30, en animant à Bordeaux, avec son ami Bernard Charbonneau, un groupe en liaison avec la revue Esprit et le groupe Ordre nouveau.

Autres travaux
La sociologie n'est pas le seul domaine de Jacques Ellul et son œuvre est partagée entre les travaux qu'il a menés en tant que théologien, historien et sociologue. Depuis 1945, il écrit plusieurs articles dans le journal protestant Réforme12, qui lui a consacré un hors série en 2004.
Militant anarchiste, intéressé par la pensée situationniste, il avait proposé à Guy Debord une collaboration, mais ce dernier refusa, considérant le christianisme d'Ellul comme rédhibitoire13. Commentateur de la pensée et des dérives marxistes, il a contribué à la mise en place de l'écologisme politique. Il a livré également ses réflexions sur l'anarchisme chrétien. On lui doit ainsi nombreux travaux théologiques sur les aspects subversifs et libérateurs de l'Évangile14, ainsi que sur la « perversion » que la révélation chrétienne aurait subie15, ainsi qu'une interprétation de l’Apocalypse et une réflexion sur l'éthique et l'espoir.
On peut le considérer, avec son ami Ivan Illich comme un des pères de l'idée d'après-développement, de décroissance raisonnée et de simplicité volontaire, ou, plus simplement, de l'écologie politique.
Jacques Ellul a aussi passé la fin de sa vie à dénoncer une incompatibilité entre le judéo-christianisme et l'islam qui selon lui réclame tous les droits pour lui-même quand il est minoritaire et les refuse aux autres quand il est ou devient majoritaire.

La décroissance raisonnée
Il est aussi à l’origine de concepts aujourd’hui à la mode comme la décroissance raisonnée. La décroissance est une théorie économique basée sur une réduction de la production de biens et de services afin de préserver l'environnement. Elle s'oppose aux modèles de croissance économique et de développement durable pour lesquels il est possible, grâce notamment au recyclage et à l' éco-conception (L'éco-conception est un mode de conception de produits qui prend en compte leur impact sur l'environnement à tous les stades de leur cycle de vie .) , de produire autant de biens et de services en consommant moins d'énergie et de matières premières.

La critique de la technique, de la modernité et du progrès
Sociologue, historien mais aussi théologien protestant majeur, Jacques Ellul reste connu pour sa critique de « la société technicienne ». En effet, il critique la modernité technique durant les Trente Glorieuses. C’est le premier qui dès les années 50 a compris que la technique engendrait ses propres valeurs et enclenchait une logique telle que, quel que soit le régime politique en place on assistait à des formes d’aliénation de l’homme comparables.
Il explique que la technique impose ses valeurs et son efficacité au détriment des valeurs et de la culture de l’homme. Sa critique du progrès montre que la course à la consommation entraîne nécessairement des aspects aliénants, déshumanisants.
La critique ellulienne de la technique est en effet profondément enracinée dans sa foi protestante ; pour Ellul, le système technicien (c’est d’ailleurs le titre de l’un de ses ouvrages) au sein duquel nous vivons et qui nous conditionne se caractérise non seulement par une omniprésence de la médiation, de l’artificiel, mais a pour conséquence logique une dégradation des rapports humains eux-mêmes, des sentiments humains dans ce qu’ils ont de plus profond, de l’Amour enfin et du rapport des hommes à l’Absolu, à Dieu. Jacques Ellul brise les idoles de la société moderne ( qu’il s’agisse des idéologies politiques, de la technologie et notamment de l’informatique, du mythe de la croissance économique, de la propagande qui inclus chez lui la publicité et donc tout l’univers médiatique, …), c’est parce qu’il s’oppose de toutes ses forces aux tentations et aux tentatives de l’homme de prendre la place de Dieu, et donc de se passer du Dieu de Jésus-Christ Ellul est un antidote salutaire, dans l’appréhension de tous les enjeux des biotechnologies et de la bioéthique, c’est-à-dire de la mise en disponibilité permanente de l’être humain par la technique au sein du système technicien. Sa critique de la société technicienne rencontre un écho grandissant dans les milieux écologistes et altermondialistes, mais aussi auprès de nombre de nos contemporains soucieux de l'avenir de la planète et des générations futures. Dire non à cet avenir programmé, refonder l’espérance, ce combat était profondément celui de Jacques Ellul. Conclusion cette critique est une critique théologique qui dénonce la prétention de l’homme à maîtriser lui-même sa vie.
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Christopher



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MessageSujet: Re: Travail groupe Christopher, Thomas G, Thomas Dies et Fanny G   Lun 9 Mar - 9:50

Réflexion sur la modernité de leur critique du système capitaliste au vu des problèmes économiques, écologiques et sociaux actuels


Introduction : Avec la modernité technique durant les "Trente Glorieuses" , celle-ci engendre une aliénation de l'homme à la machine et qui le fait perdre toutes ces valeurs, il appartient donc à la machine, ce qui est dénoncé dans le film de Charlie Chaplin "Les Temps modernes" on s'aperçoit que l'individu qui contrôle la machine devient très vite "possédé" par la fonction de la machine. Cette dernière est très vite considérée comme un instrument du diable pour certains auteurs.

Développement :Avec la modernité , et surtout le progrès technique, on a amélioré nos conditions de vie, notamment pour le transport par exemple, avec la création de l'automobile, le TGV , l'avion.. Dans ce cas-là, comme le dit certains auteurs, cette modernité est "utile" car elle a un but concret.

Seulement, très vite l'homme qui avec ce système économique : le capitalisme, peu critiqué au début (on préférait ignorer la pensée des opposants) et maintenant devenu très critiqué.
C'est donc à cause de ce système que l'homme a développer la notion de la recherche de profit, et donc, il utilise le progrès technique pour engendrer le maximum de profit et s'enrichir (principe de 'La main invisible" développé par les néo-libéralistes à l'époque et ensuite repris par les libéralistes). L'Homme crée donc des produits sans penser forcement à la fonction propre de l'objet (les téléphones portables aujourd'hui dispose de tout une complexité de fonctions pas forcement utile : appareil photo etc..)

Avec ce système de production, beaucoup d'écologistes craignent pour notre planète et prône donc le développement durable qui permet aux générations suivantes de pouvoirs continuer de vivre sur une planète saine..

Conclusion : Aujourd'hui, il y a une remise en cause de ce système, car nous en tant que jeune, nous ne sommes tout simplement pas attiré par le travail en usine, le travail d'ouvriers qui est considéré comme difficile et pourtant il n'est que très peu rémunéré il est même devenu une expression péjorative. Car on a presque tous entendu un jour, "si tu ne travailles pas à l'école tu finiras à l'usine". La croissance n'amène donc pas au bonheur, comme on le pensait si bien, au milieu de XIXème siècle.
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MessageSujet: Re: Travail groupe Christopher, Thomas G, Thomas Dies et Fanny G   Aujourd'hui à 19:26

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