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 synthèse Gaetan thomas maxime sur jacques ellul

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thomas bergeret



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MessageSujet: synthèse Gaetan thomas maxime sur jacques ellul   Lun 9 Mar - 8:41

Jacques ELLUL

Jacques Ellul (1912-1994) est un professeur d’histoire du droit, penseur, historien, théologien professeur protestant et sociologue français. Il est, aux côtés de Jürgen Habermas et Martin Heidegger, l’un des principaux penseurs au XXe siècle du phénomène technique. Il est l'auteur d'une quarantaine de livres et de centaines d'articles. Dans son ouvrage le plus important, Le système technicien, il a démontré que la technique constitue un système. Voilà pourquoi, aux États-Unis notamment, où il est mieux connu que dans son propre pays, la France, Ellul est au centre du débat et de la réflexion sur la technique.

Il entreprend, un travail de recherche et de réflexion sur l'évolution de la société moderne, en constatant que la disparition du monde rural traditionnel s'accompagne d'une technicisation et d'une normalisation croissantes de l'homme comme de son milieu. Toute sa vie intellectuelle et ses engagements seront consacrés à analyser méthodiquement les multiples conséquences de cette « grande mue » en anticipant nombre des interrogations de la réflexion écologiste.

Tout au long de plusieurs ouvrages, il a mené une étude critique de ce qu'il appelle « le système technicien » (titre d'un livre paru en 1977) – la technique étant d'après lui le facteur déterminant de la société moderne – notamment dans une trilogie sur la technique, dans laquelle il développe sa thèse, exemples à l'appui et en suivant l'évolution du phénomène technique. Thèse selon laquelle la technique s'auto-accroît, imposant ses valeurs d'efficacité et de progrès technique, niant l'homme, ses besoins, sa culture, ainsi que la nature. Pour lui, les techniques appartiennent au règne des moyens et la morale au règne des fins, même si, comme Jacques Ellul en a témoigné il y a bien longtemps, certaines techniques finissent par envahir tout l'horizon des fins en se donnant à elles-mêmes leurs propres lois, en devenant "auto-nomes" et non plus seulement automatiques.

Tout comme l’auteur français Serge Latouche, Jacques Ellul reprend le concept de l’après-développement. En effet, il propose, en outre dans ces œuvres, une critique décapante des évidences propres à la société occidentale contemporaine.
Il entreprend, avec Bernard Charbonneau, un travail de recherche et de réflexion sur l'évolution de la société moderne, en constatant que la disparition du monde rural traditionnel s'accompagne d'une technicisation et d'une normalisation croissantes de l'homme comme de son milieu. Toute sa vie intellectuelle et ses engagements seront consacrés à analyser méthodiquement les multiples conséquences de cette « grande mue » en anticipant nombre des interrogations de la réflexion écologiste.

La sociologie n'est pas le seul domaine de Jacques Ellul et son œuvre est partagée entre les travaux qu'il a menés en tant que théologien, historien et sociologue. Depuis 1945, il écrit plusieurs articles dans le journal protestant Réforme , qui lui a consacré un hors série en 2004. Militant anarchiste, il a contribué à la mise en place de l'écologisme politique. Il a livré également ses réflexions sur l'anarchisme chrétien. On peut le considérer, avec son ami Ivan Illich comme un des pères de l'idée d'après-développement, de décroissance raisonnée et de simplicité volontaire, ou, plus simplement, de l'écologie politique.

« Ce n'est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique (...) Ce n'est pas l'État qui nous asservit (...), c'est sa transfiguration sacrale (...)

« De plus en plus des techniciens prétendent formuler des problèmes de la société comme des problèmes exacts et en des termes qui permettent une solution. Le mythe croissant de la solution, évacue progressivement de nos consciences le sens du relatif, c'est-à-dire de l'humilité du politique vrai. »
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thomas bergeret



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MessageSujet: Rene DUMONT   Lun 9 Mar - 8:44

René DUMONT



René Dumont est né à Cambrai (19, allée Saint-Roch), le 13 mars 1904 et mort le 18 juin 2001. Issu d’une famille d’agriculteurs, René Dumont est diplômé ingénieur agronome de l'Institut national agronomique (INA) et commencent sa carrière au Viêt Nam (1929) où il dénonce le principe colonialiste dont ce pays est victime. Il fut un des premiers à lutter contre l'agriculture productiviste. Expert aux Nations unies, R. Dumont est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages. Grand voyageur, il était spécialiste des problèmes du monde agricole dans les pays sous-développés. Professeur à l'Institut National Agronomique de Paris-Grignon, il représente plus de 100 associations écologiques.Chercheur de réputation mondiale, il a effectué plus de cent missions dans soixante-dix-sept pays à la demande de gouvernements ou d'organismes internationaux. Il est l'auteur de vingt livres faisant autorité sur les problèmes du développement agricole.

René Dumont fut également l’un des premiers français à présenter l’Ecologie sur le devant de la scène politique en se présentant notamment aux élections présidentielle de 1974 avec son partis des « Amis de la terre » ne récoltant que peu de suffrage (1,3 % des votes).

Dans sa critique du système capitaliste, il s’intéresse sur les éventuelles conséquences de ce modèle sur l’individu et la Terre en abordant le concept de « l’après-développement » : « le développement n'est pas un problème d'argent, d'engrais ou de semences, mais plutôt la résultante d'un équilibre entre les trois. ». Dumont a été un des premiers à expliquer les conséquences de ce qui ne s'appelait pas encore la mondialisation : explosion démographique, productivisme, pollution, bidonvilles, fossé grandissant entre pays du Sud et pays du Nord.


Certains voient en René Dumont le père spirituel du parti des Verts, mais la politique écologique française fondée par Dumont se veut surtout un mouvement d’opposition face au système individualiste et contre la recherche permanente du profit (principe par exemple de la contre-productivité) il s’engage surtout contre la guerre, contre le capitalisme, pour la solidarité entre les peuples et prenant en compte le monde sous-développé. « les relations entre hommes et leurs champs reposent essentiellement sur les relations existantes entre les hommes eux-mêmes, les relations sociales constituant les bases sur lesquelles reposent une agriculture et un développement industriel de qualité. »René Dumont reçut cependant de sérieuses critiques, en effet, présentant selon lui le système agricole nazi comme étant le meilleur, il se laissa séduire sous l'Occupation par ces théories du retour à la terre.

Cet auteur de nombreux ouvrages, illustre notamment ses idées dans une de ses œuvres majeures Economie agricole dans le monde (1954) ou encore plus récemment dans Famines, le retour. Désordre libéral et démographique non contrôlée (1997).
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thomas bergeret



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MessageSujet: André GORZ   Lun 9 Mar - 9:30

André Gorz est un journaliste et philosophe français né à Vienne le 9 février 1923 et s’est suicidé avec sa femme (gravement malade) le 22 septembre 2007. Il est connu pour sa critique sur l’écologie politique, son appréhension sur le productivisme et l’individualisme. Sa critique la plus reconnu de nos jours reste l’écologie politique a travers l’œuvre : écologie et politique en 1975. En 1945, il sort de l'École d'ingénieurs de l'Université de Lausanne avec un diplôme d’ingénieur chimiste. Cette même année, il partage sa vie sociale au sein d’une communauté d'étudiants : « Belles-Lettres », mais il porte surtout un intérêt à la phénoménologie et à l’œuvre de Sartre. Sa rencontre avec ce dernier l’année suivante marque alors sa formation intellectuelle.

Sa critique de l’écologie politique

Avec les années 68, apparaît un certain nombre d’auteur qui critique la technicisation, suivit par les scientifiques eux-mêmes. Cette critique porte sur la bombe atomique, le nucléaire, et les effets contre-productifs des grosses concentrations.

Après Ecologie et liberté, sa présentation de l’écologie comme un outil de transformation sociale radicale et frontale du capitalisme reflète une conception nettement plus anticapitaliste. Mettant l’accent sur la relation intrinsèque entre productivisme, totalitarisme et logique de profit, il affirme notamment un lien structurel entre crise écologique et crise capitaliste de suraccumulation. Il appelle alors à une « révolution écologique, sociale et culturel qui abolisse les contraintes du capitalisme». Mais il aspire aussi à réconcilier ce projet écologiste avec l’utopie socialiste d’une abolition du salariat. Celle-ci est présente dans ses Adieux au prolétariat (Galilée, 1980), contestation virulente du marxisme et du culte du prolétariat qui heurte les cercles de la gauche traditionnelle mais recueille un succès (20 000 exemplaires) auprès d’une génération pour qui les grandes centrales sont devenues des institutions ne répondant pas aux aspirations individuelles à une plus grande autonomie.
L’individualisme et productivisme
Au travers d’une pensée fondamentalement anti-économiste, anti-utilitariste et anti-productiviste, il allie ce rejet de la logique capitaliste d’accumulation de matières premières, d’énergies et de travail à une critique du consommationisme amplifiée après sa lecture du rapport du Club de Rome sur les limites de la consommation. L’influence de Louis Dumont se fait ensuite ressentir dans la vision qu’il adopte de la tradition marxiste comme découlant, au même titre que la tradition libérale, d’une pensée économique. Son opposition à l’individualisme hédoniste et utilitariste autant qu’au collectivisme matérialiste et productiviste reflète l’importance qu’a chez lui la revendication des valeurs de la personne. Sa défense de l’autonomie de l’individu étant consubstantielle à sa réflexion écologiste, il s’attache, avec Illich et contre les courants environnementalistes systémistes ou écocentristes, à défendre un courant humaniste pour qui l’environnement se conçoit au sens large comme un environnement humain.
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thomas bergeret



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MessageSujet: ivan illich   Lun 9 Mar - 9:31

Ivan Illich



Ivan Illich (4 septembre 1926 à Vienne en Autriche - 2 décembre 2002 à Brême en Allemagne) est un penseur de l'écologie politique et une figure importante de la critique de la société industrielle.


C’est un penseur de l'écologie politique, il lutta contre le système automobile et tous les moyens de transports trop rapides qu'il jugeait aliénants et illusoires. Il avait par exemple calculé qu'en prenant en compte le temps moyen passé à travailler pour acquérir une automobile et faire face aux frais qui y sont liés et non seulement le temps passé à conduire celle-ci. Illich était aussi contre nos systèmes de santé et l'école obligatoire, qu'il considérait comme outils non-conviviaux.

Il a travaillé sur la recherche des pistes vers d'autres possibilités, qui s'expriment selon lui par un retour à des outils conviviaux, qu'il oppose aux machines. L'outil accepte plusieurs utilisations, parfois détournées du sens original, et donc l'expression libre de celui qui l'utilise. Avec une machine, l'homme devient serviteur, son rôle se limitant désormais à faire fonctionner une machine construite dans un but précis.

Illich refuse le productivisme acharné qui met selon lui, en danger la planète et ne génère pas de bien-être réel pour les humains. Il dénonce notamment dans le prolongement de Marx, les outils qui soumettent les hommes à la production. Ainsi, il cherche à développer des outils conviviaux qui en plus de remplir leur objectif de production permettent aux hommes de se réaliser dans leur travail. Sa critique du productivisme comme contre-productif le fait entrer de plein pieds dans le courant écologiste des années 70.
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thomas bergeret



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MessageSujet: synthèse personnelle   Lun 9 Mar - 9:49

La société moderne est le fruit de la volonté de l'homme et de son désir d'évolution.
Les diverses techniques utilisées dans la fabrication d'idées, de concept technologiques nécessitent la formation des individus de manière à ce que chacun s'adapte au progrès technique. Seulement les nouvelles technologies demandent de plus en plus de matière première. Egalement les techniques requises demeurent complexes et demandent une main d'oeuvre qualifié. La Terre et l'individu se sentent bouleversés et leurs droits parfois même dépassés par ce phénomène.
Ces quatre auteurs critiquent justement celui-ci en développant la thèse du développement durable. Ils sont contre l'individualisme et le productivisme de masse. Ils prônent pour une société unie par des valeurs collectives et démocratiques.
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