Cogito,entraide et échanges sur la philo

méthodes de devoirs,sujets-corrigés, dossiers thématiques, travaux d'élèves, expos, conseils de lecture...
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 corrigés bac blanc mai 09

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
N. Vauthier (Admin)
Admin


Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: corrigés bac blanc mai 09   Lun 18 Mai - 14:06

« Etre sage, est-ce ne plus désirer ? »

« Sagesse » :
1) savoir, recherche de la vérité (philo-sophia)
2) Conduite selon la raison. "être raisonnable » cf Kant, Raison pratique, qui guide l’action
3) Idéal de vie, aptitude à bien mener sa vie.

« Désir » à distinguer de la volonté.
Le problème posé renvoie au statut que l’on assigne au désir : Entrave au bonheur humain, au développement de ses capacités ? esclavage ou source de plénitude ?

Plan possible :

I – Désir = insatisfaction = Le contraire de la sagesse ?
1) Désir = manque, jamais assouvi, ex du « tonneau des Danaïdes » (Platon). Satisfaction toujours incomplète : Opposition entre réel et imaginaire Condamnation morale du désir. Définir le bonheur par la satisfaction des désirs c'est se condamner au malheur.Le désir se nourrit d’illusions (Spinoza)

2) Etre sage = trouver la tranquillité de l’âme. Seule solution : renoncer aux désirs source d’esclavage (rôle néfaste du corps) Les stoïciens, Descartes. Par la raison, dénoncer l’illusion sur laquelle sont bâtis nos désirs, y renoncer. Le sage est allé au-delà du désir.

II – Désir = essence de l’homme, absurde de prétendre y renoncer ?

1) L’homme = être de désir par définition, désir moteur de l’action (Hegel, Spinoza). Source de curiosité, de motivation. Renoncer au désir = renoncer à l’humanité : C’est cela qui serait déraisonnable.

2) Le sage = celui qui accomplit ses désirs ? tous ? ou seulement ceux qu’il juge porteur de plaisir (sans souffrance) : théorie d’Epicure. Accepter le désir mais n’en réaliser que certains (rôle de la raison : les évaluer) Le sage atteint ainsi le bonheur sans perdre sa liberté.

III- Ne plus désirer : néfaste et impossible ?

1) ne plus désirer : sous-entend une « progression » vers l’absence de désir, un effort pour se libérer des désirs, une libération. Mais est-ce possible ? Le sage a-t-il un pouvoir sur ses désirs ou bien est-ce une illusion ? Penser au rôle de l’inconscient dans l’origine possible des désirs (Freud). Illusion du pouvoir de la conscience.

2) Plutôt qu’une illusoire maîtrise de soi, la sagesse n’est-elle pas plutôt une tentative d’élévation de l’esclavage vers la liberté, de désirs égoïstes vers des désirs altruistes, de désirs destructeurs (la passion du jeu) vers des désirs « constructifs » (le collectionneur qui rend visibles au public sa collection par ex). Penser aussi au désir de connaissance (Platon, l’allégorie de la Caverne, le désir de dépasser son ignorance, désir de vérité), ou aux désirs qui relient les hommes entre eux (idéal commun) et qui le poussent à se dépasser.


Dernière édition par N. Vauthier (Admin) le Jeu 21 Mai - 11:34, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cogito.forumculture.net
N. Vauthier (Admin)
Admin


Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: texte de Bergson sur la conscience   Mar 19 Mai - 8:30

Texte de Bergson sur la conscience

Qu’est-ce qui définit l’homme ? c’est la conscience, la pensée, source de liberté.

Réfléchir minutieusement sur les termes du texte. Ne pas opposer deux « parties » ou deux « rôles » de la conscience mais montrer leur complémentarité :
« l’apprentissage, les habitudes/les moments de crise, d’hésitation.

Comparer le vocabulaire :

Concernant l’apprentissage : cst de chacun de nos mouvements, il vient de nous, il résulte d’une décision, il implique un choix
Concernant les moments de crise : le plus de vivacité, plusieurs partis, hésitation, notre avenir, ce que nous l’aurons fait, choix, création, anticipation.

On pouvait alors réflechir sur des points précis :


1) le rôle du passé (« résulte », « mémoire ») : quel rôle joue-t-il dans les choix que fait ma conscience ? Distinguer actes automatiques ou la mémoire joue un rôle inconscient et le passé-souvenirs qui m’aide à choisir (cf l’éducation, l’expérience)

2) Le caractère unique, personnel de la Csc («de nous », «notre », « ce que nous »). En quoi la csc nous définit-elle ? « Je » = sujet (Descartes) mais aussi « moi » psychologique : Chacun s’approprie le monde différemment, lui donne sens (cf cours n°1 sur l’identité)

3) Projection dans l’avenir (« implique », « avenir », « anticipation ») : La csc n’est pas un objet figé, c’est un acte inscrit dans le temps. Elle ne peut pas avoir peur de l’avenir (texte de Pascal sur temps et bonheur). Elle doit aller vers l’avant, choisir, risquer (cf Sartre)

4) La csc est activité donc liberté (« décision », « choix » « création ») / l’homme n’est pas prédéfini (Sartre) Rôle de la volonté (distinction pensée-instinct Descartes, thèse de l’animal machine) L’homme peut chercher à échapper à cette liberté (mauvaise foi, excuses). Bergson insiste sur le fait que la liberté se manifeste plus clairement quand la csc est la plus sollicitée (moments ou l’on hésite, ou on doit « s’engager » comme dirait Sartre)


Voilà les pistes essentielles autour desquelles construire la réflexion : c'est un sujet très vaste (la définition-même de l'homme, beaucoup de notions pouvaient y être rattachées)
[b]


Dernière édition par N. Vauthier (Admin) le Mar 19 Mai - 8:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cogito.forumculture.net
N. Vauthier (Admin)
Admin


Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: Pour connaître faut-il s''''''''appuyer sur l''''''''''''''''expérience   Mar 19 Mai - 8:33

Pour connaître doit-on s'appuyer sur l'expérience ?

Sujet qui ne peut être traité que si on définit et distingue correctement le sens des concepts.

Expérience :

1) personnelle, acquise au fil des événements que l'on a vécus, concrète (réussites, échecs,erreurs), répétition, actes habituels)
Elle est source de connaissances car elle nous permet de nous adapter à une nouvelle
situation si elle ressemble à une ancienne (exp. professionnelle), elle est fiable car elle est
basée sur notre propre pratique , mais elle peut constituer un frein à la connaissance
: Peur d'évoluer, appliquer toujours les mêmes recettes, non transmissible, subjective,
unique.

2) commune, ce qui est fourni par la sensation, connaissance immédiate, directe mais sujette à erreur (erreur des sens- Descartes, mauvaise interprétation de ce qui a été vu.). Méthode empiriste de connaissance : L'induction. Pour eux la connaissance ne peut venir que de l'expérience, que du contact direct avec la nature, les idées sont les copies des impressions sensibles, elles ne sont pas produites par la raison.

Limites de l'induction (tirer une connaissance à partir du renouvellement des observations) :
l'observation d'un fait suppose la définition préalable de ce fait
(observer tel oiseau suppose la connaissance préalable de son essence, comment le définir si je ne l'ai pas encore observé ? Cercle vicieux.) La connaissance ne peut donc pas dériver entièrement de l'expérience.

3) scientifique. L'induction empiriste a une valeur dans les sciences ou l'on opère des classements (botanique) mais dès que l'on veut comprendre la cause d'un phénomène, cela ne suffit plus. D'où la nécessité d'expériences guidées par la raison / nature reconstruite en laboratoire, simplifiée, dirigée pour permettre de répondre à une question
précise que l'on se pose, confirmer ou infirmer une hypothèse. (« théorie matérialisée »
Bachelard)
Méthode expérimentale, on expérimente avec sa raison.

Connaissance :

Recherche de vérité concernant le monde, nous-même, mais qui peut reposer sur différents principes.

1) On peut considérer que seule la connaissance sensible est possible (empirisme de Locke).

2) On peut au contraire considérer que l'expérience étant toujours source d'erreurs ou seulement de vraisemblable, seule la raison est en mesure de nous fournir des certitudes (Descartes, idées innées, rôle exclusif de la déduction), elle est donc la seule source de connaissance. Connaissance abstraite : maths, a priori du sensible.

3) Problème : Un modèle exclusivement déductif peut être cohérent et ne pas correspondre à la réalité sensible qu'il prétend expliquer (théorie de la circulation du sang selon Descartes).
On ne peut donc pas connaître le réel sans s'y référer, mais comment échapper aux doutes de la méthode inductive ?

4) La connaissance débute avec l'expérience mais n'en dérive pas complètement : La raison a un pouvoir organisateur.
Il va falloir questionner méthodiquement la nature pour obtenir les réponses : Kant, le rationalisme critique. Mais cette connaissance n'est jamais absolue, une théorie est considérée comme vraie tant qu'elle n'a pas été falsifiée (Popper).

5) Mais on peut aussi considérer de manière radicale que le sensible ne peut pas par nature être source de connaissance, que la vérité est au delà du sensible (= la caverne) : conception dualiste de Platon . La connaissance ne peut venir que par l'élévation de l'âme dans le monde intelligible : recherche d'une vérité absolue qui dépassera toujours le sensible

6) On peut aussi distinguer le souci de connaissance objective du réel (démarche scientifique) et la connaissance au sens subjectif ( je connais quelqu'un) : Connaissance relative, liée à l'expérience au 1er sens du terme.

Le plan peut s'articuler en 3 étapes

I) La connaissance passe nécessairement par l'expérience :
a) Exp perso,
b) Connaissance subjective liée à l'affectivité,
c) méthode inductive-empiriste (ici s'appuyer = se fier exclusivement à).

II) Limites de cette connaissance :
a) limites de l'exp pers et de la connaissance subjective, pb des apparences, « la caverne »,
b) Doit-on alors admettre que l'exp ne peut mener à aucune connaissance, qu'il faut la dépasser? théorie des Idées, mais le divers c'est la vie (Nietzsche),
c) Connaître le monde tel qu'il est càd divers, mais limites de l'induction (pb de définition des concepts). Montrer-démontrer, faut-il alors s'en remettre exclusivement à la déduction ? Oui en maths, mais en sciences de la nature ?

III) Modèle déductif insuffisant. Nécessité de connaître les phénos naturels par des expériences (expérimentations) construites par la raison (Kant, rationalisme critique, méthode de C. Bernard). On s'appuie sur l'expérience(mais pas la simple exp. sensible, au contraire une exp. voulue, dirigée par la raison.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cogito.forumculture.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: corrigés bac blanc mai 09   Aujourd'hui à 19:22

Revenir en haut Aller en bas
 
corrigés bac blanc mai 09
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cogito,entraide et échanges sur la philo :: DEVOIRS (METHODE, SUJETS, CORRIGES) :: ARCHIVES SUJETS ET CORRECTIONS :: DEVOIRS 2008-2009 :: corrections bacs blancs 2009 :: corrigés TS1- TS2-
Sauter vers: