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 Correction Bac blanc février 2010

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N. Vauthier (Admin)
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Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: Correction Bac blanc février 2010   Ven 12 Fév - 8:46

Sujet n° 1 : Technique et liberté

La technique accroit-elle notre liberté ?

Technique : moyen en vue d’une fin
Accroissement : quantitatif ou qualitatif ?
Liberté : libre-arbitre ou compréhension de la nécessité ?


I la technique source de liberté ?

1- La technique comme produit de l’intelligence humaine : capacité d’analyser nos besoins et d’y répondre par des moyens appropriés. Libération de l’homme à l’égard des contraintes naturelles (=survie) cf Bergson sur l’intelligence, l’homme comme « homo faber » tourné vers l’action.

2- Invention d’outils, d’outils destinés à créer d’autres outils, source de « maitrise » sur la nature (Descartes), liberté créatrice, imagination sans fin. C’est notre liberté qui accroit ici les techniques et non l’inverse : invention de nouveaux moyens (gain de productivité, rapidité, moindre fatigue ..), possibilité d’atteindre de nouvelles fins (progrès médicaux)

II Illusion de liberté ?

1- Cette liberté est cependant toujours conditionnée par nos besoins : recherche de l’efficacité (Bergson, distinction technique-art). La technique accroit notre pouvoir sur le monde qui nous entoure mais ce pouvoir a lui-même des limites : A-t-il une fin en dehors de l’innovation technique elle-même ? Critique de Heidegger

2- La limite : la nature elle-même : Jusqu’où va notre pouvoir sur elle ? Critique spinoziste de la liberté comme libre-arbitre. Pour Spinoza la vraie liberté est l’accord avec la Nécessité, càd l’accord avec les lois de la nature dont l’homme fait partie intégrante (il n’en est pas comme il le croit un acteur extérieur « maître et possesseur » selon la formule de Descartes). La technique , en accord avec la nature (et non en conflit avec) exprime cette liberté humaine.

III- Faut-il agir sur le rapport technique-liberté ?

1- L’homme dépossédé de son travail (Marx), la production d’un monde « jetable » (Arendt), la confusion travail-technique (œuvre) : est-ce une fatalité (« c’est le progrès ! ») ou les hommes peuvent-ils, doivent-ils tenter de modifier cette relation : Idéal révolutionnaire (Marx) ou est-ce impossible ? (déterminisme social, historique)

2- La technique source de liberté, source de responsabilités nouvelles : Responsabilités à l’égard d’êtres « vulnérables » (H. Jonas), questions bioéthiques … Accroissement quantitatif de « libertés » mais qui sont source d’angoisse (Sartre) : doit-on réaliser ce qui est techniquement accessible ?

3- Paradoxe : Invention de techniques destinées à accroitre notre action sur la nature, qu’il faut ensuite s’employer à réduire, par des lois morales (impératif catégorique kantien) ou par des lois politiques (lois bioéthiques 1993-2000). Pb d’éthique personnelle : être libre ce n’est pas se soumettre à tous les désirs que la technique nous permet d’assouvir. C’est obéir à sa volonté (Descartes) : En ce sens la servitude à l’égard de la technique reste volontaire.


Dernière édition par N. Vauthier (Admin) le Ven 12 Fév - 8:54, édité 1 fois
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N. Vauthier (Admin)
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MessageSujet: sujet 3 texte de Spinoza sur le désir   Ven 12 Fév - 8:53

Texte de Spinoza Plan possible

I- L’antithèse dénoncée par Spinoza

1 – Les morales du renoncement (morale chrétienne, morale stoïcienne)
Arguments : supériorité des besoins (vitaux), dangers des désirs ramenés au corps (Platon, le « tonneau des danaides ») par opposition à la raison. Distinction besoins-désirs : différence de nature.
En opposition avec Spinoza, besoins et désirs de même nature.

2 – Critique de ces morales du ressentiment, « ascétiques » (Nietzsche)
« superstition », « envieux », « âme impuissante » : voir Nietzsche : Critique d’une morale qui serait le signe d’une incapacité à vivre, à oser agir et qui punit, culpabilise ceux qui vivent.

II – Thèse de Spinoza

1-Continuité désir-besoin (idem Epicure). Désir : essence de l’homme, participation à l’essence divine, « pérseverer dans son être ». Pas de dénigrement du corps (l. 16). Continuité corps-esprit .

2-Pas d’équilibre psychologique sans bien-être physique. La sagesse n’est pas le refus du corps. Réalisation des désirs, réalisation de notre nature : plaisir des sens (parfum, gastronomie), contact, harmonie avec la nature (jardin), soin du corps (sport, apparence-parure), arts.

III- Limites au désir

1-Nécessité de la modération (l.10). Ne pas se lasser, ne pas tomber dans le dégout. Cf F. Dolto : ne pas céder à tous nos désirs, l’habitude transforme le désir en besoin. Le plaisir vient de la qualité et non de la quantité. Cf Epicure : les désirs naturels et nécessaires. Rôle de la raison.

2-Respect de l’autre. (l 15). Autrui = fin et non simplement moyen (Kant). Risque de transformer l’autre en simple moyen.

3-Légitimité du désir et du plaisir : but : « pérseverer dans son être » (« réparer ses forces », « ordonnance de la vie ») : L’homme est un tout. Refuser le désir ce serait aller contre la nature de l’homme. La liberté humaine se manifeste dans l’accord avec les lois de la nature. L’homme ne doit pas aller contre sa nature mais la réaliser.
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N. Vauthier (Admin)
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MessageSujet: y a t il un langage du corps ?   Ven 12 Fév - 9:06

Sujet : Y a t –il un langage du corps ?

Analyse du sujet : sujet très vaste qui peut être traité sous de multiples angles :
Le langage = moyen de communication, donc conscient, volontaire : Descartes : lien indissociable entre la pensée et le langage.
Le corps : en apparence seulement « de la matière » (Descartes oppose la matière inerte et la pensée, infinie, active).
Le corps peut-il « parler » ?
– volontairement : oui dans le sens où il accompagne la parole (gestes, mimiques, l’acteur de théatre par ex)
Involontairement : développer la référence à la psychanalyse : le rôle de l’inconscient et comment il d’exprime à travers des symptômes physiques (à détailler). Penser aussi au désir qui s’exprime physiquement (émotions ). Idée que le corps ne nous obéit pas, que même il peut « nous trahir ». Même idée par ex pour le trac : on croit être maître de soi (cours sur la conscience), mais est-ce bien le cas ?
Problème : la manière dt le corps s’exprime à notre insu est-il une sorte d’atteinte à notre liberté ?
Autre thème que l’on peut aborder : la culture. Le corps (ex : la couleur de la peau, les tatouages, les déformations que l’on fait subir au corps selon les cultures, le fait de le manger, de l’enfermer) dit quelque chose de chaque culture. Peut-on parler de « langage » ?
Autre possibilité : la technique (penser au film de Chaplin : la « violence » du travail sur le corps), l’art : le corps comme moyen d’expression au-delà du langage : la danse ….
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