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 dissertation 2ème version TS1

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AuteurMessage
N. Vauthier (Admin)
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Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: dissertation 2ème version TS1   Mar 2 Nov - 12:22

deuxième développement (auquel il manque 1 paragraphe et l'intro ....)

TS1 dissert version 2
pas d'intro (voir celle du 1er devoir)


Il nous est tous arrivé un jour d'accomplir ou de dire quelque chose que l'on ne se serait jamais cru capable de dire ou de faire. Cela peut nous amener à nous demander si l'on peut toujours se connaître soi- même. En apparence, nous sommes les plus aptes à nous connaître. « Je pense donc je suis », cette citation de Descartes permet de montrer que l'homme est capable de penser par lui même. Seul l'homme peut savoir ce qu'il pense ou ce qu'il ressent intérieurement comme le dit Hegel, l'homme analyse « les nuances de ses sentiments » par un travail d’introspection. L'homme a également besoin de se connaître extérieurement "encore se reconnaître lui-même dans la forme des choses" énonce Hegel. Dans la quête des connaissances de soi-même, du « Je », il faut d'abord se demander si autour de nous « les autres peuvent nous connaître » et ainsi donner une définition de notre reflet et se faire une opinion de nous même. Mais sommes-nous toujours conscients de nos actes ? En effet, l'homme cherche à s'observer et à s'analyser en vue de découvrir sa propre personne. Dans Les Essais, Montaigne affirme que plus il se découvre par l'introspection et plus il est étonné, voir effrayé par lui-même. Ainsi, l'homme cherche constamment à se tester et donc à trouver ses limites pour mieux aborder les nouvelles situations auxquelles il sera confronté.


(pas de 2ème paragraphe corrigé pour cette 1ème partie....)

Si les autres entrevoient certains aspects de nous-mêmes qui nous échappent, peut-on, en rassemblant notre connaissance et la leur, accéder à une vision complète de nous-mêmes ?

La vision subjective de soi est l’analyse de nos pensées, de notre caractère qui est influencée par notre éducation, notre entourage, notre environnement, nos amis. Tout ceci n’est pas forcément réaliste. Le problème de l’inconscience peut se rapporter à la connaissance de soi. La connaissance de soi est dite inconsciente. L’idée que l’on se fait de nous se fait sans réfléchir de manière inconsciente. Cependant, notre perception de nous-mêmes est difficilement exprimable par les mots, après tout comme Bergon tend à le dire « Nous ne voyons pas les choses mêmes, nous nous bornons le plus souvent à lire des étiquettes collées sur elles », nous classons nos émotions en catégorie, par exemple colère, détresse, mais notre perception est plus complexe que le sens donné à un mot. Cela explique le fait que décrire un état d’esprit qui nous est propre se révèle souvent impossible, car un mot ne capte pas toute l’essence de ce que l’on souhaite exprimer, décrire, ce qui nuit à notre compréhension de nous même. De plus, personne n’échappe à la tendance de se valoriser ou de se dévaloriser ce qui nous empêche de nous connaître tels que nous sommes en réalité car nous nous le cachons à nous-mêmes en nous construisant une image, tout comme une personne ayant un mauvais fond tend à se donner une meilleure image d’elle qu’elle ne l’est en réalité. Sans oublier que nous sommes en constante évolution, nous ne sommes pas fixes dans notre façon de penser, donc nous nous découvrons sans cesse au fil de notre vie. Cependant, malgré cette évolution, notre inconscient nous cache une partie de notre connaissance de soi, autrement dit de nous-mêmes, peut-être pour nous préserver de nos pulsions ?




Autrui me permet d’approfondir ma propre connaissance mais son jugement est
souvent faussé. En effet, les autres ont une vision extérieure de ma personne
dont je ne suis pas toujours conscient. D’une part, autrui se forge son propre
jugement, sa propre opinion sur ma personnalité qui peut être positive ou
négative. Si je n'en étais pas conscient auparavant, je peux alors accepter
cette critique, de manière à me connaître encore mieux. Ou bien je peux choisir
de refuser cette réalité ce qui fait preuve de "mauvaise foi". Même si ce
jugement m’enferme dans des images faussées, il m’oblige à me remettre en
question. Cela m'aide à me rendre compte de mes propres défauts qui se
perçoivent de l'extérieur mais dont je ne suis pas conscient. Par ailleurs, les
autres voient l'image que l'on veut montrer et non pas notre vraie nature. De plus, Malebranche explique que les autres raisonnent par analogie,
qu'ils ont tendance à nous comparer à eux-mêmes, à identifier notre comportement
au leur. D'après Maurice Merleau-Ponty " le deuil d'autrui et sa colère n'ont
jamais exactement le même sens pour lui et pour moi. Pour lui, ce sont des
situations vécues, pour moi ce sont des situations apprésentées", c'est-à-dire
que l'on pourra toujours essayer de le comprendre, on ne saura jamais sa pensée
profonde et ce qu'il ressent. Autrui peut alors m'apporter qu'une vision imagée,
extérieure de moi-même, une vision dont je n'ai pas conscience.

La connaissance de soi rencontre donc des difficultés dans les moyens qu’elle utilise mais le problème ne se situe-t-il pas au-delà, dans le fait de chercher à connaitre un sujet ?


Un objet est quelque chose que l'on peut connaitre parfaitement, on prévoit ce qu'il peut faire et ce qu'il ne peut pas. Celui ci est défini par un sujet. un sujet quant à lui est un être capable de prendre conscience des chose de lui- même et de s'affirmer libre et responsable. De plus la connaissance d'un objet et celle d'un sujet n'est pas définie de la même façon. Par exemple, la connaissance d'un objet est prédéfinie , il peut y avoir un mode d'emploi. On connait ses caractéristiques ainsi que son utilisation précise. Alors qu'un sujet est imprévisible. On ne peut pas prévoir ses réactions. Par exemple, plusieurs objets différents sont soumis aux mêmes lois, alors qu'au contraire les sujets réagissent chacun de façon différente. Montaigne a dit à propos de son amitié avec Etienne de la Boétie:" Parce que c'était moi parce que c'était lui". Cette phrase veut dire qu'il existe des choses inexplicables scientifiquement, comme l'amour ou l'amitié. On peut se demander pourquoi on est attiré par une personne et non par une autre. On peut aussi par exemple faire une étude statistique en sociologie, on observe des régularités dans le comportement des gens , on parle alors de "déterminisme social" mais il y a toujours un doute sur la motivation profonde personnelle de leurs actions: On ne peut que les interpréter donc la connaissance d'un objet est toujours prédéfini alors que celle d'un sujet n'est que partielle.


Mais veut-on réellement apprendre la vérité sur soi-même ? Car, il y a en chacun de nous une peur de se connaitre, qui serait liée probablement à une sorte de mauvaise foi. Cette attitude essentielle à l'homme, qui selon Jean-Paul Sartre "est d'abord une fuite devant la liberté". Cette imprévisibilité de la liberté est trop angoissante pour être assumée. En effet, l'homme a parfois du mal à accepter ses propres décisions et préfère jeter la responsabilité ses erreurs sur autrui ou sur une cause extérieure comme le destin ou la nature. Alors l'homme n'est plus fidèle à sa propre volonté de vérité. Quelque part, cette attitude ne reflète t’elle pas une peur cachée de se découvrir ? Ne serais-ce pas juste un prétexte qui nous servirait afin de ne pas nous connaitre réellement ? Un prétexte, c'est-à-dire une raison apparente que l'on mettrait en avant pour cacher le véritable motif de notre manière d'agir. Comme si l'on avait peur de découvrir ses propres défauts, que l'on avait honte de certains de nos comportements ...
Mais finalement, pourquoi doit-on chercher à se connaitre ? Pourquoi est-ce utile ? On peut voir en cela, une sorte de narcissisme chez l'homme, une admiration de soi, l'attention que l'on peut porter à soi-même. On peut se demander si l'on a vraiment besoin de se connaitre pour vivre.

La connaissance de sa propre personne est très complexe. En effet, il faut d'abord se demander qui est le mieux placé pour nous connaitre. Deux solutions ont été envisagées : la connaissance par soi-même ou l'image que l'on peut refléter aux autres de sa personne. Mais, cette deuxième référence pose quelques problèmes, justement puisque ce n'est qu'une image. Elle va donc pouvoir être faussée, ne pas refléter vraiment la réalité, étant seulement une vision extérieure. De même, la connaissance par soi-même pose problème au niveau de la subjectivité : on peut se valoriser ou se dévaloriser pour chercher à se donner une image à soi-même. Mais, derrière cette limite se cache un autre problème. En effet, la connaissance d'un sujet est très différente de celle d'un objet, le sujet est imprévisible et n'est pas prédéfini. Enfin, veut-on réellement apprendre la vérité sur soi-même ? Car l'Homme peut peut-être faire preuve d'une certaine mauvaise foi, notamment pour cacher des défauts qu'il n'aurait pas envie de connaitre.
A la question "Peut-on se connaitre soi-même ?", on peut répondre oui mais cette connaissance ne sera que partielle, car l'homme ne peut pas réellement se connaitre, certains aspects de sa personnalité peuvent lui échapper.
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