Cogito,entraide et échanges sur la philo

méthodes de devoirs,sujets-corrigés, dossiers thématiques, travaux d'élèves, expos, conseils de lecture...
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Devoir mars L et ES dissert et texte

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
N. Vauthier (Admin)
Admin


Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: Devoir mars L et ES dissert et texte   Mer 14 Mar - 7:01

Sujet : « Qui parle quand je dis « Je » ?

Beaucoup de possibilités pour un sujet comme celui-ci ; Je vous propose UN Plan possible :

1ère partie :

1.1 « Je » sujet pensant, le « cogjto » cartésien.
La définition de l'homme » : la capacité de penser / et non le corps, soumis au doute. (Descartes)
La pensée = principe d'unité et d'unicité de l'homme :
Capacité à se distinguer des autres consciences en s'opposant à elles (Hegel)
« je » pense : sujet, source de toute connaissance et de tout discours objectif sur le
monde . Rôle fondateur du doute : C’est bien « je » qui doute (retour critique de Descartes sur ses études, ses connaissances, dans la 1ère partie du Discours de la méthode)

1.2 Conséquence : quand je dis «je », c'est moi qui parle et moi qui pense (lien indissociable entre pensée et 1angage) : Pensée et parole libres ;
Expression de mes convictions, de ma personnalité : Socrate, Platon : Origines de la philosophie : recherche d'une pensée autonome, curieuse, esprit critique. Refus que les autres pensent et parlent à ma place (Malebranche, Kant « majorité ») cependant mes idées sont-elles entièrement en mon pouvoir ? est-ce que « je » maitrise leur élaboration ? (Leibniz, les petites perceptions)

Transition : Mais malgré ses pouvoirs, cette autonomie de ma conscience n’est-elle pas illusoire ?

2ème partie :

2, 1 Constat : II y a des actes que l'on fait dans lesquels on ne se reconnaît pas, qu'on a l'impression de subir mais pas de les avoir décidés.
Si la conscience ne peut en expliquer la cause, cela voudrait dire qu'il faut faire l'hypothèse d'une cause extérieure à la conscience : Hypothèse freudienne d'un inconscient psychique (conflits inconscients entre les interdits et les désirs-pulsions intériorisés).
Hypothèse permettant de répondre aux lacunes de la conscience. Donc quand je dis « je » c'est peut-être mon inconscient qui parle à mon insu.

2, 2 Cependant cette hypothèse conduit à admettre un dédoublement de l'homme : Un « je » est manipulé par un moi inconscient, cause voire excuse de nos actes (irresponsabilité)
Danger d'une telle hypothèse : Critique d'Alain , refus d'un « autre moi », selon lui il n'y a qu'un «je» c'est la conscience, la pensée, seule garantie de notre unité et de notre identité. Refus d'un «je » intérieur et inconnu qui parlerait à la place du «je » conscient Mais ce «je » ne peut-il pas ruser avec lui-même et avec les autres : Quand je mens, je suis triple : Celui qui sait une vérité, celui qui fait exprès de la cacher, celui qui fait semblant de dire le vrai aux yeux des autres. Cela pose le problème de la sincérité de la conscience avec les autres (difficulté de la relation aux autres) et avec elle-même : La mauvaise foi (Sartre). Ex du garçon de café : « qu'est-ce que je vous sers ? » ; dans cette phrase le « je » n'est pas celui de la personne mais du personnage qu'il joue. (idem chez Lévinas) Donc quand je dis « je », ce n'est peut-être pas moi (ma personnalité réelle) qui s'exprime.

Transition : Plusieurs axes possibles

Mais même lorsqu'on croit être soi-même, est-ce bien nous qui nous exprimons ? Ne subissons-nous pas d'autres influences qui nous échappent ? OU BIEN insister plus sur ce qui nous rend vraiment « JE » càd sujet libre …


3ème partie :

3, 1 Influence de l'éducation, « état de minorité » selon Kant où notre esprit est malléable, et s'imprègne des connaissances et valeurs de notre culture. Cet état est nécessaire et on n'en a pas conscience. Mais arrive-t-on vraiment à s'en dégager ? Selon Kant, il doit conduire à l'âge adulte (la « majorité » intellectuelle) ou l'homme est enfin capable de penser par lui-même Mais on ne se dégage peut-être jamais de notre éducation : On reproduit les « modèles » transmis par nos parents à notre insu. Le «je » reste l'expression des principes et les valeurs acquises dans l'enfance. Le «je » qui parle est celui de la culture (illusion d'autonomie de la conscience)

3, 2 Mais aussi influence de l'ensemble de la société, de notre culture. Elle parie à travers moi. Lien étroit entre la langue et la culture . On apprend à penser puis à « dire » le monde dans une certaine langue. Donc quand je dis « je pense ceci ou cela », en fait c'est la manière de penser propre à ma culture et à mon époque qui s'expriment à travers moi et là encore souvent à mon insu. Rôle également de la politique (ex : rôle de la propagande : ce que l'on veut me faire penser.).Illusion de pensée et de parole personnelles.

OU BIEN :

3,1 L’homme devient « je » , sujet par ses choix, ses actes ..cf théorie de Sartre : Il est responsable de ses actes et paroles qui l’engagent y compris devant l’humanité (portée morale). Angoisse face à ce poids qui repose sur le sujet.

3, 2 Comment l’homme devient-il un « Je » autonome : par la création de qqchose qui n’appartient qu’à lui, qui n’est pas reproductible. Cf la création artistique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cogito.forumculture.net
N. Vauthier (Admin)
Admin


Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: texte d'Alain sur la conscience   Mer 14 Mar - 7:10

Sujet n-2 : Texte d'Alain

I - Comment définir l'Ame ?

1) Pouvoir de résister aux impulsions du corps
Conscience = Force organisée capable de se mettre à distance de soi-même : Csc réfléchie (= «action» et non
chose), capable d'analyser, de juger, de décider en fonction d'intérêts, de règles ou de valeurs = liberté
(animal = mécanisme, cf Descartes, corps — mécanisme, instinct)
L'âme : ce qui définit l'homme : Le « cogito » cartésien.

2) Qu'est ce qui caractérise cette force de refus ?
Force de ne pas céder aux émotions (peur, colère) au désir, ni aux besoins (faim, soif).
Spinoza : l'ivrogne ou le coléreux se "croient" libres mais ne le sont pas
= Capacité d'y renoncer, de les différer, de les dépasser.
fRéalisation des instincts dans l'immédiateté.
= Maîtrise de soi
« peur »— » Courage
« colère » — » Self-contrôle
« soif» — » la différer, y renoncer (ex : grève de la faim au nom de valeurs morales, acte de résistance)
« désir » — » interdits, lois, respect du désir de l'autre.
Analyser qq exemples. (cf la morale, la liberté)

II- Comment se manifeste cette force de refus ?
Qualité de l'âme variable selon son degré de résistance aux penchants du corps.

1) la résistance absolue (15) celle du saint.
Corps vu comme source de tentation, de péché.(cf textes d' Epicure et Spinoza sur la morale qui s'oppose aux désirs du corps)
Religion : élévation de l'âme, détachement complet du corps.
Ex : vœu de chasteté, semble être au-delà des capacités habituelles de l'homme.
Dépassement de soi au nom d'un idéal, d'une foi.

2) La résistance raisonnée du sage (16)
Idéal de la philosophie antique : Socrate : détachement à l'égard du corps («philosopher c'est apprendre à mourir »), à l'égard des biens matériels : Obstacles à la tranquillité de la réflexion. Nécessité de se détacher du monde sensible qui entrave la réflexion et l'élévation de l'âme vers les idées. Cf aussi la philosophie d'Epicure : L'homme doit satisfaire ses désirs avec modération et fuir l'excès qui rend esclave et malheureux.
le sage c'est celui qui prend le temps de la réflexion personnelle, qui se détache des opinions ...

3) Dimension morale de la puissance de refuser (« toute csc est csc morale » Alain) Avoir csc c'est être capable de se décider à agir selon des valeurs et non pas céder au corps. Ex d'Alexandre (à expliquer): II a soif, mais par souci de justice et d'égalité, il refuse d'être le seul à pouvoir boire. Capacité de renoncer à son besoin par élévation morale. Opposition entre intérêt, égoïsme et valeurs. Définition-même de la liberté. CF Sartre ...

III - La maîtrise de l'âme sur le corps n'est-elle pas une illusion ? (réflexion critique possible)

1) L'âme (la csc) n'est-elle pas toujours dépassée par le corps, par les désirs ?
Désirs sans cesse renouvelés, qui se transforment en besoins. Pouvoir de l'imagination qui fait naître de nouveaux
désirs, (cf analyse de Dolto sur les désirs, cf l'ananlyse de Freud : "le moi n'est pas maître dans sa propre maison". Pourquoi faudrait-il faire l'hypothèse de l'inconscient ?

2) Le corps échappe à la maîtrise quand il est l'expression involontaire des troubles de l'âme. Les symptômes de hystériques dévoilent une partie inconsciente de notre psychisme sur lequel l'homme n'aurait pas de prise. Le corps serait le mode d'expression de l'inconscient : Donner un exemple pris chez les patients de Freud Voir aussi la critique d' Alain lui-même. Doit-on refuser ce dédoublement du moi ? Pourquoi ? Risque d'excuses à la liberté ? (Sartre)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cogito.forumculture.net
 
Devoir mars L et ES dissert et texte
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cogito,entraide et échanges sur la philo :: DEVOIRS (METHODE, SUJETS, CORRIGES) :: Corrigés devoirs 2011-2012 :: Corrigés devoirs mars-avril-
Sauter vers: