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 corrigés Term S

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N. Vauthier (Admin)
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Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: corrigés Term S   Mer 23 Avr - 6:28

Corrigé examen blanc philo du 22/04/2014

Terminale S

Sujet 1 : Faut-il être cultivé pour comprendre une oeuvre d'art ?



http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-10-11-bac-philo-1ere-semaine-45-faut-il-etre-cultiv

Sur France Culture, l’émission du philosophe Raphaël Enthoven propose des préparations au bac, sous forme de dissertations orales réalisées par des professeurs de philo. C’est le cas pour celle-ci.

Le devoir s’appuie sur une réflexion fine sur les termes :

- « comprendre » (faut-il « expliquer » pour comprendre ? Cf Kant « Le beau est ce qui plait sans concept »). Faut-il comprendre pour apprécier ? Le lien avec l’œuvre d’art est-il d’ordre intellectuel ou affectif ?
- « cultivé » : de quelle culture s’agit-il ? historique, technique, histoire de l’art ? Ce terme peut renvoyer à un certain élitisme, pb ? Pas de goût spontané ?

Sujet 2 : la croyance exclut-elle tout dialogue avec autrui ?


Ce sujet ns interroge sur la définition de la croyance en général, les différentes formes de croyance, les conséquences de la croyance, l’opposition supposée de la croyance et de la raison.

Le dialogue avec autrui renvoie à une recherche commune de la vérité, à l’acceptation du débat, donc de la réfutation : cf Socrate/Platon : la maïeutique, le progrès par rupture/controverses successives dans les sciences, E. Weil : le dialogue ou la violence, Nietzsche : le martyr qui impose sa croyance, « sa vérité » par la violence de son acte, Descartes/Spinoza : la vérité ne peut venir que de l’examen rationnel des idées, critique de la superstition à la base du rationalisme ….

En se basant sur ces références, on peut se demander si la croyance et la raison s’opposent radicalement et pourquoi. La croyance représente-t-elle par définition le refus de la raison, de la recherche de preuves ? Cf le cours sur la religion : Cet énoncé s’applique-t-il à la croyance religieuse en particulier ? Pourquoi ? Croire en un dieu est-ce par définition exclure que d’autres n’y croient pas ? (cf Locke, réflexion sur la laïcité/tolérance/limites)


Dernière édition par N. Vauthier (Admin) le Mer 23 Avr - 11:09, édité 2 fois
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N. Vauthier (Admin)
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Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: sujet 3 texte de KANT sur la vérité   Mer 23 Avr - 10:40

Sujet 3 : Texte de Kant : réflexion sur le fondement des connaissances.

Ce sujet a semblé donner lieu à des contresens !! La lecture a été très superficielle pour certains, d'où des inversions fâcheuses !! Il fallait établir le lien avec le cours ...

« Lorsque, dans les matières qui se fondent sur l'expérience et le témoignage, nous bâtissons notre connaissance sur l'autorité d'autrui, nous ne nous rendons ainsi coupables d'aucun préjugé ; car, dans ce genre de choses, puisque nous ne pouvons faire nous-mêmes l'expérience de tout ni le comprendre par notre propre intelligence, il faut bien que l'autorité de la personne soit le fondement de nos jugements. - Mais lorsque nous faisons de l'autorité d'autrui le fondement de notre assentiment (*) à l'égard de connaissances rationnelles, alors nous admettons ces connaissances comme simple préjugé. Car c'est de façon anonyme que valent les vérités rationnelles ; il ne s'agit pas alors de demander : « qui a dit cela ? » mais bien « qu'a-t-il dit ? ». Peu importe si une connaissance a une noble origine ; le penchant à suivre l'autorité des grands hommes n'en est pas moins très répandu tant à cause de la faiblesse des lumières personnelles que par désir d'imiter ce qui nous est présenté comme grand. »
(*) donner son assentiment : approuver et tenir pour vrai.
KANT




Distinction entre les domaines où l’expérience/le vécu prennent bp de place et le domaine de la connaissance rationnelle. Dans le 1er cas, on peut accepter de s’en remettre à l’avis des autres, alors que dans le 2d c’est impossible. On peut recourir à l’autorité des autres faute de mieux ds certains domaines (préciser lesquels) : On essaye seulement d’établir des « vérités de fait »mais dans les connaissances rationnelles, seul l’usage rigoureux  de la raison  est envisageable. La vérité est alors « anonyme » càd objective et ne dépend pas de son auteur. Il faut alors se méfier du prestige des auteurs.

On peut penser ici à la croyance, à l’usage abusif de l’argument d’autorité, à la confiance aveugle en des personnes. Par opposition, transparait ds ce texte, l’idéal rationaliste d’exigence intellectuelle (cf Descartes, Spinoza), la nécessité de penser par soi-même, le rôle central du doute.

On peut là aussi penser aux textes étudiés sur le dialogue/la violence contraire à l’usage de la raison …

ce sujet a été donné au bac 2008 (STMG)



quelques précisions sur la structure du texte :

1) L’idée principale du texte : La phrase clé du texte : « il ne s’agit pas de se demander : « qui a dit cela« , mais bien « qu’a-t-il dit ? »
D’une manière générale les hommes doivent se servir de LEUR RAISON pour chercher la vérité et ainsi éviter de tomber dans les préjugés (pré-jugé = juger avant de connaître) qui sont la pire des choses car cela signifie l’absence de pensée personnelle.

Les étapes de son raisonnement :
Kant distingue nettement deux domaines : il faut bien faire cette distinction sinon le texte n’a pas de sens : 1) les matières … 2) les connaissances rationnelles.

1ère étape : L.1 à 4 : Kant examine un 1er domaine où il n’est possible de juger à l’aide de notre seule RAISON
« préjugé » serait donc abusif : d’où l’expression « pas coupable » (l.3). On est coupable si on n’a pas pris les précautions  nécessaires, si on est totalement crédule (ex de ceux qui croient aux fantômes). Ici ce n’est pas le cas, on ne peut pas faire autrement que d’accorder sa confiance à autrui donc il n’y a pas préjugé. c'est le cas lorsqu'il n'y a pas d'autres solutions que de faire confiance à quelqu'un (ex de la confiance dans la compétence de son professeur)

2ème étape : L. 4 à 6: (mais)
Opposition radicale : ce qui est vrai pour le domaine de l'expérience/de la vie courante n'est PAS VRAI pour les connaissances rationnelles : Pour celles-ci (sciences, philosophie), Il faut absolument réfléchir par soi-même (ex de la démarche expérimentale ). Il ne faut alors surtout pas s'en remettre à l'autorité de qq'un d'autre car ce serait renoncer à penser ce que l'on peut penser.

3ème étape L. 6 à la fin (car):Kant justifie sa thèse en expliquant sur quoi repose la vérité : elle repose sur une activité de la raison, le doute par ex pour éviter les erreurs, les vérifications par calcul ou expérience scientifique, la recherche de bons arguments. Donc c’est le contenu qui compte (qu’a-t-il dit) et non pas la personne à l’origine de la théorie; La valeur d’une théorie ne dépend pas de son auteur même si un auteur célèbre impressionne les gens naïfs . En effet les gens croient qu’en étant d’accord avec un auteur célèbre, cela les élève eux-mêmes (flatter la vanité), ce qui bien sur est absurde : la vérité peut venir d’un inconnu.

Des expressions clés sur lesquelles il faut s'interroger :

« les matières qui se fondent sur l’expérience et le témoignage » : quelles sont ces « matières » ou domaines ? Il peut s’agir de tous les domaines ou la vérité passe par la PAROLE : par exemple les enquêtes de police, le travail du juge qui interroge les accusés. Ici on ne peut pas établir de vérité si on ne se base pas sur les récits (« témoignages ») des gens (même si on doit rester vigilant, pb de l’imagination/désir/croyance). L’autre domaine est celui de l’expérience, le VECU par ex l’expérience personnelle acquise avec l’age ou par essais-erreurs, ou par la profession.
« si une connaissance a une noble origine » : ceci renvoie à l’ARGUMENT d’AUTORITE,  le fait de faire confiance aux auteurs anciens parce qu’ils sont réputés

« la faiblesse des lumières personnelles » : les lumières = la RAISON, la capacité personnelle de penser. Problème : cette aptitude est faible, les hommes sont crédules, ne font pas preuve d’esprit critique (cf le texte de Kant étudié : les hommes sont « mineurs » intellectuellement), conséquence : ils ne doutent pas suffisamment alors qu’ils le devraient pour éviter les fausses théories (cf les philosophes sceptiques)

"qui a dit cela" /"qu'at-il dit" = L'essentiel est la qualité de l'argumentation/du raisonnement/du calcul/de la démarche expérimentale. D'où "l'anonymat" des vérités rationnelles : Cela ne veut pas dire qu'on ne connait pas l'auteur de telles ou telle loi ou théorie mais qu'au fond cela n'a pas d'importance. Seul le contenu compte. A aucun moment il ne faut se fier à "celui" qui l'a dit.
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