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 Pour connaître, doit-on s'appuyer sur l'expérience

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N. Vauthier (Admin)
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Nombre de messages : 393
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: Pour connaître, doit-on s'appuyer sur l'expérience   Mer 23 Nov - 16:07

Pour connaître doit-on s’appuyer sur l’expérience ?

Sujet qui ne peut être traité que si on définit et distingue correctement le sens des concepts.

Expérience :

1) personnelle, acquise au fil des événements que l’on a vécus, concrète (réussites, échecs, erreurs), répétition, actes habituels.
Elle est source de connaissances car elle nous permet de nous adapter à une nouvelle situation si elle ressemble à une ancienne (exp. professionnelle), elle est fiable car elle est basée sur notre propre pratique(et non une théorie), mais elle peut constituer un frein à la connaissance : Peur d’évoluer, appliquer toujours les mêmes recettes, non transmissible, subjective, unique.

2) commune, ce qui est fourni par la sensation, connaissance immédiate, directe mais sujette à erreur (erreur des sens - Descartes, mauvaise interprétation de ce qui a été senti). Méthode empiriste de connaissance : L’induction. Pour eux la connaissance ne peut venir que de l’expérience, que du contact direct avec la nature, les idées sont les copies des impressions sensibles, elles ne sont pas produites par la raison.
Limites de l’induction : l’observation d’un fait suppose la définition préalable de ce fait (observer tel oiseau suppose la connaissance préalable de son essence, comment le définir si je ne l’ai pas encore observé ? Cercle vicieux.) La connaissance ne peut donc pas dériver entièrement de l’expérience.

3) scientifique. L’induction empiriste a une valeur dans les sciences ou l’on opère des classements (botanique) mais dès que l’on veut comprendre la cause d’un phénomène, cela ne suffit plus. D’où la nécessité d’expériences guidées par la raison / nature reconstruite en laboratoire, simplifiée,pas d'étude à partir de faits bruts, expériences dirigées pour permettre de répondre à une question précise que l’on se pose, confirmer ou infirmer une hypothèse. (« théorie matérialisée » Bachelard) Méthode expérimentale, on expérimente avec sa raison.

Connaissance :

Recherche de vérité concernant le monde, nous-même, mais qui peut reposer sur différents principes.

1) On peut considérer que seule la connaissance sensible est possible (empirisme de Locke).

2) On peut au contraire considérer que l’expérience étant toujours source d’erreurs ou seulement de vraisemblable, seule la raison est en mesure de nous fournir des certitudes (Descartes, idées innées, rôle exclusif de la déduction), elle est donc la seule source de connaissance. Connaissance abstraite : maths, a priori du sensible.

3) Problème : Un modèle exclusivement déductif peut être cohérent et ne pas correspondre à la réalité sensible qu’il prétend expliquer (théorie des tourbillons de Descartes). On ne peut donc pas connaître le réel sans s’y référer, mais comment échapper aux doutes de la méthode inductive ?

4) La connaissance débute avec l’expérience mais n’en dérive pas complètement : La raison a un pouvoir organisateur. Il va falloir questionner méthodiquement la nature pour obtenir les réponses : Kant, le rationalisme critique. Mais cette connaissance n’est jamais absolue, une théorie est considérée comme vraie tant qu’elle n’a pas été falsifiée (Popper).

5) Mais on peut aussi considérer de manière radicale que le sensible ne peut pas par nature être source de connaissance, que la vérité est au delà du sensible (= la caverne) : conception dualiste de Platon . La connaissance ne peut venir que par l’élévation de l’âme dans le monde intelligible. Théorie de la réminiscence : Connaître c’est reconnaître.

6) On peut aussi distinguer le souci de connaissance objective du réel (démarche scientifique) et la connaissance au sens subjectif ( je connais quelqu’un) : Connaissance relative, liée à l’expérience au 1er sens du terme.

Le plan peut s’articuler en 3 étapes :

I) La connaissance passe nécessairement par l’expérience :
a) Exp perso,
b) Connaissance subjective liée à l’affectivité,
c) méthode inductive (ici s‘appuyer ne signifie pas se fier exclusivement à).

II) Limites de cette connaissance :
a) limites de l’exp personnelle et de la connaissance subjective, problème des apparences, « la caverne »,
b) Doit-on alors admettre que l’exp ne peut mener à aucune connaissance, qu’il faut la dépasser? théorie des Idées, mais le divers c’est la vie (Nietzsche),
c) Connaître le monde tel qu’il est càd divers, mais limites de l’induction (pb de définition des concepts). Montrer ne signifie pas démontrer, faut-il alors s’en remettre exclusivement à la déduction ? Oui en maths, mais en sciences de la nature ?

III) Modèle déductif insuffisant.
a)Nécessité de connaître les phénos naturels par des expériences construites par la raison (Kant, rationalisme critique, recurs à des "faits construits, contrôle et maîtrise de l'expérience)
b)On s’appuie sur l’exp mais pas la simple expérience sensible, au contraire une exp. voulue, dirigée par la raison : C. Bernard, les étapes de la méthode expérimentale : constat (scientifique) d'un fait qui pose problème, hypothèse, vérifications expérimentales, loi.
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